Ibidem, p
II présentait une « activité extraordinaire de Timaginatien allant jusqu'aux hallucinations ^ ».
« Jésus s'entretint... avec le diable et se vit entouré de bêtes sauvages et d'anges du ciel. Un jour, il aperçut Satan tomber des cieux comme un éclair... Ce sont là des Jiallucinations *. »
« L'ambiguité de ses réponses aux questions qu'on lui adresse, le soin qu'il met à dissimuler ses sentiments et à se tenir sur ses gardes, son mutisme même dès qu'il se sent dans les serres de ses ennemis naturels, les prêtres et les théologiens, ce mélange de violence ardente et d'instinctive prudence, d'habileté consommée bien qu'inconsciente, paraîtra caractéristique au plus haut point 3. »
Il se livrait à des « accès de violence et de frénésie* », à des « actes manifestement absurdes ^ ». « Lorsque, au milieu de sa bande de Galiléens, il fit à Jésuralem l'entrée bruyante et théâtrale que l'on sait ; quand, dans la campagne de Jérusalem, un jour qu'il venait de Béthanie et aA^ait faim, il s'approche d'un figuier couvert de feuilles et maudit l'arbre, parce qu'il ne portait pas de fruit, « alors que ce n'était pas la saison des figues », quand il s'avisa de jeter un trouble indescriptible dans une des cours du temple à l'heure des affaires ; enfin quand il se vanta tout haut qu'il détruirait le temple et en rebâtirait un autre en trois jours, sans parler des invectives dont il poursuivait du matin au soir les prêtres et les théologiens, Jésus laissa paraître des signes d'un état mental très fortement accusé. Ce qui donne à ces actes un carac-
1. Jules Soury. Jésus et les Évangiles. Paris, Charpentier, 1878, p. 11.