Ibidem, p
ô. Ibidem, pp. 77-78.
DECOUVERTE DE LA FOLIE DE lESCHOU BAR-IOSSEl- 315
tère indiscutable ce n'est pas leur violence, c'est leur absurdité*. »
En un mot il était fou et fou à lier :
« Si Marie et les frères de Jésus l'avaient ramené dans la maison du charpentier de Nazareth, le prophète galiléen aurait peut-être terminé obscurément sa vie dans quelque cellier de la demeure paternelle, attaché à la chaîne comme le démoniaque de Gadara*. »
Enfin Jules Soury remarque, chez leschou bar-Iossef, à la fin de sa carrière, « une dépression marquée de l'intelligence et des forces, un affaiblissement intellectuel et musculaire' », « l'agonie morale de Gethsémani, l'état de faiblesse musculaire qui ne lui permit pas de porter sa croix 3 », et il déclare : « Le gibet lui épargna la démence*. »
Hérédité chargée, constitution maladive, perversion des sentiments affectifs, erreur fixe datant peut-être de l'enfance et ayant recouvert à la longue toute autre idée de sa végétation, folie de grandeur qui consiste à se croire le Messie, le roi des Juifs, le fils tout-puissant de Dieu, destiné à ressusciter après sa mort et à apparaître sur les nuées pour ouvrir les assises du jugement dernier et inaugurer le divin royaume, hallucinations, actes absurdes, dissimulation, accès de mutisme et, à la fin de sa vie, affaiblissement musculaire et intellectuel, voilà ce que, dès 1878, Jules Soury décelait chez le fondateur de la religion chrétienne.
Avant lui, la mère et les frères de leschou bar-Iossef, les sophérim, les Hiérusalémites, les disciples du rabbi Éliézer, les goim du temps de Schaoûl le saint, Paul Die-
1. Jules Soury. Jésus et les Évangiles. Paris, Charpentier, 1878, p. 78.