Annotes médico-psychotogiques, 1861, p
3. Falret, Recherches sur ta folie paralytique et les diverses paralysies générales, Paris, 1853.
lossef, nous constatons qu'aucun de ses éléments ne cadre avec le diagnostic posé par Jules Soury :
III. L'erreur primordiale du « Fils de l'homme » était une idée mystique de domination.
— Or, dans le délire de la paralysie générale, Terreur primordiale est une idée de grandeur physique, de force musculaire, de capacité intellectuelle ou de puissance sociale.
IV. Le délire de leschou bar-Iossef fut lentement élaboré. Il se développa autour de la filiation divine comme les coupoles de la cathédrale de Venise autour du dôme central. Les idées religieuses qui le composaient étaient aussi étroitement coaptées que les cubes d'une mosaïque. Et ce délire, solide, opulent, coloré, lumineux, résista, dans sa systématisation invariable, à tous les assauts et à tous les chocs. Si parfois le fils du charpentier de Nazareth tire le voile sur le sanctuaire, si, comme les chapelains de Saint-Marc voulant soustraire cent millions d'or, d'émaux et de pierres précieuses à l'avidité d'un Buonaparte, il dissimule la Pala d'oro sous une toile sans valeur, il ne la conserve pas moins, au fond de lui-même, éblouissante et merveilleuse. Les concessions qu'il fait sont des concessions de détail. Il ne transige pas avec le principe, Messie sous les injures, fils de Dieu sous les pierres :
« Je suis issu d'Élohim etfen viens.,. J'honore mon père et vous nî' outragez * .' »
Ses idées se suivent et s'enchaînent. Il ne varie pas dans ses projets. Il tend constamment à ce but unique : se faire reconnaître à Iliérusalem pour le fils de lahvé et le Maschiah. C'est toujours dans le même style ora-