‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 218 sur 298 · Évangile de lohanan bar-Zébàdya, VIII · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébàdya, VIII

DECOUVERTE DE LA FOLIE DE lESCHOU BAR-IOSSEF 319

loire, c'est toujours avec les mêmes mots qu'il exprime ses conceptions délirantes.

— Que voyons-nous au contraire dans la paralysie générale ? Un délire illogique, incohérent, stupîde, des idées niaises, puériles, contradictoires, grossièrementerronées. Le paralytique général accepte les démentis. Il ne prend point la peine de répondre aux objections. Il ajoute à son délire tout cequ'on lui suggère. Aucunesuitedansses idées, aucune suite dans ses projets, aucune suite dans son langage. Il change constamment de thème, d'expression, de formule et se contredit dans la même phrase. Bien loin que sa nouvelle personnalité s'affirme et se cristallise, elle se délite, sous l'action des tréponèmes, comme un morceau de bois mort.

V.Nous constatons chez leschou bar-Iossef l'exactitude de la mémoire, l'évocation rapide du souvenir et même des accès d'hypermnésie.

— C'est de l'amnésie qu'on constate dans la paralysie générale.

VI. Les idées les plus fréquemment exprimées par leschou bar-Iossef étaient des idées religieuses et des idées morales. La vie matérielle ne le préoccupait pas : « Point de souci pour votre çie, de ce que cous mangerez et de ce que vous boirez^ ni de quoi vous serez vêtu ^ ^)

— Or, dans la paralysie générale, les idées se circonscrivent aux besoins de l'existence.

VII. Pendant les trois années où leschou bar-Iossef fut suivi par les évangélistes,son intelligence demeura à peu près égale à elle-même.

— Or, dans la paralysie générale, on observe une diminution rapide des facultés intellectuelles.

VIII. leschou bar-Iossef était triste, sombre, haineux, vindicatif.

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