Évangile selon Lèvi dil Malthia, VL
— Or, ce qui domine chez le paralytique général, c'est une euphorie béate et constante, Tapprobativité et Toptimisme. Si la mélancolie survient, ce n'est que par accès et alors elle s'accompagne d'idées d'auto-accusation qui ne nous sont point signalées chez leschou bar-Iossef.
IX. leschou bar-Iossef vivait de la vie sociale. Nous le voyons assister à une noce, s'asseoir à la table des pérouschim, fréquenter les synagogues et le temple.
— Or le paralytique général n'a pas conscience du milieu où il se trouve et ses extravagances le rendent impossible dans la société.
X. Les actes de leschou bar-Iossef étaient en relation étroite avec son délire. Il se conduisait en dieu et en roi. 11 parlait « comme ayant autorité * ». Nous le voyons chasser du temple les marchands et les changeurs et interdire qu'on traversât avec des paquets l'Azarath Goïm.
— Or le délire du paralytique général n'a pas d'influence sur son genre de vie. Sa manière d'être contraste avec les titres qu'il se donne. Tel roi est familier comme un commis-voyageur. Tel milliardaire avoue ingénument qu'il gagne quatre francs par jour.
Le diagnostic de Jules Soury est donc erroné. leschou bar-lossef n'était pas atteint de paralysie générale.