Évangile de Lucas, II
426 DESCRIPTIO>î DE,KU.VFFT-EBING
« Les candidats à la paranoïa religieuse^ quand ils se trouvent à ce stade, perdent le goût du travail, restent plongés dans leurs pensées ; ils lisent de préférence la sainte Ecriture, les traités religieux, sont de tous les pèlerinages et offices de mission, négligent leurs devoirs sociaux. Avec Texaltation religieuse, qui par moments • s'accentue nettement (chez les femmes toujours à l'époque des règles), vont régulièrement des phénomènes d'érotisme qui se manifestent soit par l'onanisme, ou qui se traduisent, plus ou moins, par une sorte de débauche mentale, par l'enthousiasme pour certains prêtres, pour un saint ou un autre, etc..
« Le commencement du stadlum conclamatum morhi est marqué par l'apparition des hallucinations, comme phénomènes partiels d'un état d'excitation psychique qui peut s'accentuer jusqu'à l'extase et va de pair avec l'insomnie.
« Dans ces états, la sublime sensation que leur corps de pécheur est traversé par le souffle divin, pénètre dans la conscience et dégage l'individu de tous les intérêts et soucis terrestres.
« Un sentimentde béatification envahit les maladescomnie si le Saint-Esprit s'était épandu en eux. Chez les femmes, il y a souvent en même temps des sensations d'excitation sexuelle allant jusqu'aux sensations de coït, ce qui est utilisé plus tard dans les idées délirantes ; elles ont accouché de l'enfant Jésus. Des phénomènes cataleptiques peuvent môme se produire dans ces états d'extase.
« Au commencement, les hallucinations ne sont que des visions; les malades voient le ciel ouvert, la madone leur
LE CAS lESCHOU BAH-IOSSEF 427
11 perdit le goût du travail (abandonnant son métier de charpentier) ; il restait plongé dans ses pensées (surtout pendant sa retraite au désert), lisait de préférence la sainte Écriture, les traités religieux (33 citations de la Bible et des Apocryphes de l'Ancien Testament), était de tous les pèlerinages, suivit l'office de mission de lohanan le Baptiseur et négligeait ses devoirs sociaux.
Avec Texaltation religieuse, qui par moments s'accentuait nettement (retraite au désert, sermons sur la montagne, discours de Hiérusalem), allaient des phénomènes d'érotisme et d'onanisme (si Ton en juge par ses idées de castration et d'amputation de la main).
Le commencement du stadium conclamatiim morbi fut marqué par l'apparition des hallucinations (l'hallucination du Jordanes et les quatre hallucinations du désert), comme phénomènes partiels d'un état d'excitation psychique qui s'accentua jusqu'à l'extase et alla de pair avec l'insomnie (nuits consacrées ù la prière).
Dans ces états, la sublime sensation que son corps était traversé par le souffle divin pénétra dans sa conscience (« Le père est en moi^ ») et le dégagea de tous les intérêts et soucis terrestres (« Point de soucis pou?* votre vie'^! »)
Un sentiment de béatification (qui se manifesta dans les « Béatitudes ») envahit le malade, comme si le Saint- Esprit s'était épandu en lui (« // vit la Roiiah d'Élohim (le Saint-Esprit) sous la forme d'une colombe descendre sur lui'^ » et il accusait ceux qui le disaient possédé de Baal- Zeboub de blasphémer contre la Rouah d'Élohim).
leschou bar-lossef eut surtout des visions. 11 vit le ciel ouvert (« A lui s'ouvrirent les cieux^ »). 11 entendit des