‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 284 sur 298 · Évangile selon Livi dit Matihiay XXIII · texte numérisé non relu

Évangile selon Livi dit Matihiay XXIII

description de l'auteur de oe livre

(théomégalomanie hystéroïde)

Qu'on me permette de faire suivre ces descriptions classiques de ma description personnelle, basée sur une centaine d'observations, non comprise celle de leschou bar-Iossef.

Les mégalothéomanes hystéroïdes se recrutent fréquemment dans la race sémitic[ue, surtout dans la race juive et dans la classe ouvrière.

Ils ont une hérédité chargée. L'alcoolisme, la faiblesse de constitution, la débilité mentale, le mysticisme peuvent se rencontrer chez leurs ascendants.

Ce sont des dégénérés, souvent chétifs, parfois tuberculeux.

On observe chez eux la sitiophobie, l'érotisme, les perversions de l'instinct sexuel.

Leur pauvreté, leur tempérament mystique, leur goût du surnaturel, la faiblesse de leur attention et de leurs facultés syllogistiques les éloignent de l'étude des sciences; ils se confinent dans la lecture ou l'audition des mystiques et atteignent parfois à une érudition religieuse qui fait contraste avec leur ignorance scientifique.

LE CAS iCSOHOU BAR-I088EF

leschou bar-Iossef était un Sémite, un Juif, un ouvrier charpentier.

Son hérédité était chargée (il comptait dans sa famille, composée de treize membres, sept mystiques, dont deux demi-fous). Il apparut dans un pays de bon vin, à une époque où Talcoolisme sévissait sur la peuplade juive.

C'était un dégénéré physique, faible de constitution et probablement tuberculeux.

On observa chez lui une sitiophobie de longue durée, des idées de castration révélant l'érotisme et des symptômes d'homosexualité.

Sa pauvreté, son tempérament mystique, son goût du surnaturel (il ne parle que de lahvé, des anges, des démons, du paradis et de Tenfer), la faiblesse de son attention et de ses facultés syllogistiques (révélée par l'examen de ses raisonnements) ne pouvait que l'éloigner de l'étude des sciences ; il se confina dans la lecture et l'audition des mystiques (Bible, Apocryphes de l'Ancien Testament, orateurs de synagogues, missionnaires) et atteignit à une érudition religieuse qui fait contraste avec son ignorance scientifique.

4o2 DESCRIPTION DE l'aUTEUR DE CE LIVRE

Le sentiment qui domine chez eux est l'orgueil. Indifférents à l'égard de leur famille, ils affectionnent exclusivement ceux qui les reconnaissent comme dieux ou inspirés de Dieu.

Leur altruisme se réduit à la pitié.

Tristes, craintifs, enclins à l'anxiété et à l'angoisse, ils dissimulent leur délire et, le plus souvent, fuient devant leurs ennemis.

Mais aussi, haineux et irritables, ils injurient, maudissent, frappent, blessent ou tuent ceux qui mettent obstacle à l'accomplissement de leur mission divine.

Leur délire n'est que le résultat de l'aimantation exercée sur les images et sur les idées par les deux sentiments qui les dominent, l'orgueil et le mysticisme. Il est basé sur cette erreur primordiale qu'ils sont Dieu, apparentés à Dieu ou inspirés de Dieu, qu'ils participent aux attributs de la divinité, l'immortalité et la puissance sur toutes choses, y compris les éléments et la mort, et qu'ils sont appelés à transformer l'univers.

LE CAS lESCHOU BAR-IOSSËF 453

Le sentiment qui dominait chez lui était l'orgueil. Indifférent à l'égard de sa famille (disant à ses parents : « Je dois être occupé des choses de mon père » (lahvé *) et à sa mère : « Qu'y a-t-Hj femme^ entre toi et moi^? »), il affectionnait uniquement ceux qui le reconnaissaient pour le fils etTélude Dieu (« Voici^ disait-il en parlant d'eux, /n^ mère et mes frères^ »).

Son altruisme se réduisait à la pitié.

Triste (12 accès de tristesse contre 4 accès de joie), craintif, enclin à Tanxiété, ayant présenté une attaque d'angoisse, il dissimulait ordinairement son délire et fuyait devant ses ennemis.

Mais aussi, haineux et irritable, il injuriait, maudissait ou frappait ceux qui lui paraissaient opposer le principal obstacle à l'accomplissement de sa mission divine (hérodiens, sophérim, pérouschim, saddoukim, marchands et changeurs du temple).

Son délire ne fut que le résultat de l'aimantation exercée sur les images et sur les idées par les deux sentiments qui le dominaient, l'orgueil et le mysticisme. Il était basé sur cette erreur primordiale qu'il était fils de Dieu (« Je suis issu d'Élohim^ »), l'envoyé de Dieu {(n Tu m' as envoyé dans le monde^ », dit-il à lahvé), l'inspiré de Dieu (« Mon enseignement n'est pas de moiy mais de celui qui m'a envoyé ^ »), Dieu lui-même (« Qui m'a vu a vu lepère'^ ») et qu'il participait aux attributs de la divinité : l'immortalité (« Au troisième jour il (le Fils de l'Homme) ressuscitera^ ») et la puissance sur toutes choses, y compris les

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