‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 285 sur 298 · Évangile selon Lévi dil Mallhia^ XXI · texte numérisé non relu

Évangile selon Lévi dil Mallhia^ XXI

i54 DESCRIPTION DE l' AUTEUR DE CE LIVRE

Ce délire apparaît dès Tenfance et se développe par bourgeonnement de l'erreur primordiale, le sujet interprétant les phénomènes extérieurs d'après celte conception délirante. 11 éclate souvent à l'époque de la puberté.

Il est systématisé, les idées composantes procédant les unes des autres par induction ou déduction. Lorsque cette végétation est terminée, ce qui arrive vers Tàge de trente ans, le délire se fixe dans sa forme et dure autant que la vie. Il peut aboutir à la démence.

Dès la première période, il se projette au dehors, sous forme d'hallucinations : hallucinations visuelles, exoauditives verbales, endoauditives verbales, kinesthésiques verbales avec automatisme, kinesthésiques de transport (aéroplaniques.) Les plus fréquentes sontleshalhicinations visuelles. Elles sont hautes et lumineuses, apparaissent ordinairement pendant la nuit et peuvent s'accompagner d'extase cataleptique avec transfiguration. Le malade voit des personnages divins ou démoniaques, entend leur voix, les sent au dedans de lui, les sent parler par sa bouche, perçoit des odeurs, des sons, des lueurs révélatrices de leur présence ou se sent transporter à trave^-s l'espace vers les lieux qu'ils habitent, paradis ou enfer.

LE CAS lESCIlOU BAR-IOSSEF 455

éléments (« Il dit à la mer : Tais-toiet te tiens tranquille * / ») et la mort (« Tel est le vouloir de celui qui m^a envoyé que quiconque voit le Fils et croit en lui ait vie éternelle et que Je le ressuscite au dernier jour^^ »), enfin qu'il était appelé à transformer l'univers (« Le Fils de VHomme est venu chercher et sauver ce qui était perdu^ »).

Ce délire apparut dès Tenfance et se développa par bourgeonnement de l'erreur primordiale, le sujet interprétant les phénomènes extérieurs (en particulier les poursuites dont il était Tobjet) d'après cette conception délirante. 11 éclata au moment delà puberté (douze ans: fugue, accès d'hypermnésie, affirmation de sa filiation divine).

Il était systématisé, les idées composantes procédant les unes des autres par induction ou déduction. Lorsque cette végétation fut terminée, ce qui arriva vers l'âge de trente ans, le délire se fixa dans sa forme et dura autant que la vie.

Dès la première période, il se projeta au dehors, sous forme d'hallucinations : hallucinations visuelles, exoauditives verbales (la voix tombant du ciel, les propos de Schatan et de l'ange consolateur), endoauditives verbales, kinesthésiques verbales avec automatisme (« Les propos que je tiens ^ je ne les tiens pas de moi-même^ mais le père, demeurant en moi y accomplit ses œuvres^ »j, kinesthésiques de transport (« Le diable le transporte sur le faite du temple », puis « vers une haute montagne'^ »). Les plus fréquentes furent les hallucinations visuelles. Plusieurs étaient hautes (le ciel ouvert et la colombe, « Schatan tombant du ciel », l'ange consolateur). D'autres lumi-

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