‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 286 sur 298 · j6 description de l'auteur de ce livre · texte numérisé non relu

j6 description de l'auteur de ce livre

D'ordinaire les hallucinations des divers sens se combinent entre elles, surtout les visuelles avec les verbales.

Ce sont les hallucinations visuelles qui apparaissent les premières, puis les hallucinations auditives et ecQn les hallucinations kinesthésiques verbales.

La mémoire des mégalothéomanes hystéroïdes n'est pas altérée.

Ce sont en général des imaginatifs et des contemplatifs. Us ont une tournure d'esprit symboliste qui leur fait affectionner l'image, la métaphore, l'allégorie, la parabole.

Leur faculté d'observation est faible, leur intelligence étroite, leur raisonnement vicieux, enthymémique, exclusivement justiflcateur, le malade n'ayant d'autre but, en formulant des syllogismes, que de démontrer le bienfondé de ses conceptions délirantes.

Lorsque le délire est complètement édifié, il se traduit dans les actes. Les malades, persuadés qu'ils ont une mission à remplir, veulent rénover la religion, réformer la morale, régénérer la société et, en fin de compte, transformer l'univers selon les fins de leur orgueil. Dans ce but, ils abandonnent leur métier, leur famille, leur pays.

LE CAS lESCHOU BAR-IOSSEF 45T

lieuses (« Schatan tombant du ciel comme un éclair^ »). L'une d'elles s'accompagna d'une attaque d'extase avec transfiguration. Le malade voyait des personnages divins ou démoniaques (lahvé, les anges, Schatan), entendait leur voix, les sentait près de lui (« Je ne suis point seul, le père étant avec moi- ») ou en lui (« Le père est en moi^ ») , les sentait parler par sa bouche (« Le propos que vous entendez h' est pas de moi^ mais du père ^ »).

Chez lui les hallucinations des divers sens se combinèrent entre elles, surtout les visuelles avec les verbales.

Ce sont les hallucinations visuelles et auditives qui apparurent les premières, puis les hallucinations kinesthésiques verbales.

La mémoire de leschou bar-Iossef n'était pas altérée.

C'était un imaginatif et un contemplatif. Il avait une tournure d'esprit symboliste qui lui faisait affectionner les images, la métaphore, l'allégorie et parler en paraboles.

Sa faculté d'observation était faible, son intelligence étroite, son raisonnement vicieux, enthymémique, exclusivement justificateur, le malade n'ayant d'autre but, en formulant des syllogismes, que de démontrer le bienfondé de ses convictions délirantes.

Lorsque le délire fut complètement édifié, il se traduisit dans les actes. Le malade, persuadé qu'il avait une mission à remplir, voulut rénover la religion, réformer la morale juive : (« Vous savez quHl a été dit aux anciens..., mais moi je vous dis'\.. »), régénérer la société et, en fin de compte, transformer l'univers (par l'institution du

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