‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 100 sur 410 · Dugas. L'Imaginalion. Paris, Doin, 190H, p · texte numérisé non relu

Dugas. L'Imaginalion. Paris, Doin, 190H, p

2. Nous ne connaissons que les moins mauvaises. « Paplas, écrit Euséhios, ajoute d'autres éléments qui lui seraient venus, dit-il, par une tradition orale, telles que certaines paraboles étrange» et certains enseignements du Sauveur. • (Kusébios. Histoire de lÉgliêe^ III, xxxix.)

jours diffluente. Telle elle était chez leschou bar-Iossef, telle nous la retrouvons chez Mohammed, Jacob Boehm, Emmanuel Swedbei^, et chez ces mystiques de la littérature qu'on appelle les symbolistes et dont toutes les créations, la Forêt, le Verger, la Ville, le Pèlerin, flottent dans le brouillard et le crépuscule.

Cette comparaison développée, que les Juifs appellent le mashal et que nous appelons la fable ou la parabole, ce récit énigmatique, dont le symbolisme n exclut pas rhistoricité et qui pique la curiosité sans toujours la satisfaire, est aussi vieille que le monde. Siddarthâ l'employait et l'on trouve dans des livres bouddhiques, antérieurs de plusieurs siècles au Nazaréen, des paraboles du même ton et de la même facture que celles des évangiles. Elles s'en distinguent toutefois par une richesse d'imagination vraiment aryenne. Celle de l'Incendie, au chapitre III du Lolas de la bonne loi, est, à ce point de vue, admirable.

On trouve également des paraboles dans les textes babyloniens S dans les livres des Juges '^y de Schémouël et des Bois^j dans leschayahou ^, dans léhézkeP, dans Hanôk, Tauteur favori de leschou bar-Iossef, dans la Mischnây les midraschim et les guémarâs. Les prédicateurs de synagogue s'en servaient constamment pour expliquer la thora. Au temps de lossef bèn-Matthia, on en comptait quatre mille. Elles commençaient ordinairement par ces mots : « Il en est de telle chose comme de telle autre, » ou bien « A quoi cela ressemble-t-il ? »

Voici l'une des premières en date :

1. Dhormo. Éludes bibliques. Choix de textes religieux assyro-babylo» niens. Paris, Gabalda, 1907, p. 398.

Page 1