Évangile de fohanan bar-Zébadya, III
Les pérouschim reprochant à lescbou bar-Iossef de laisser ses disciples grappiller le jour de Schabbath, il leur répond :
a Le Schabbath est fait pour V Homme (sous-entendu «qui est au ciel » : le Schabbath a été institué pour honorer lahvé), et non l'Homme pour le Schabbath. Donc le Fils de l'Homme est maître du Schabbath * ».
Plus tard à cette question du cohen ha gadol : « ES'tu le FILS DU Béni ? »
Il répond sans hésitation :
« Je le suis, et vous verrez le Fils de l'Homme assis à la droite de la Puissance et s*avançant avec les nuées du ciel"^ ! »
Ainsi, en se désignant comme le Fils de l'Homme, le mégalothéomane satisfaisait complètement son orgueil, il s'abandonnait sans risque à toute sa folie, il se faisait comprendre par ses affidés, tout en laissant ses adversaires dans l'incertitude.
Ceux-ci, en effet, n'eussent pu affirmer que cette expression, prise par les écrivains mystiques dans deux acceptions différentes, Vhomme et le Maschiah, avait, dans la bouche du fils du charpentier de Nazareth, le sens de Maschiah et non celui d'homme^. Ils ne pouvaient soupçonner la restriction mentale de celui auquel les Jésuites ont emprunté leur nom, ils ne pouvaient se douter que l'Homme (avec un grand H) c'était, pour leschou bar-Iossef, V Homme qui est au ciel.
Leur incertitude se trahit dans le passage suivant :