Évangile selon lohanan dit Markos, XIV
3. Vincent Rose. Fils de tHomme et Fils de Dieu. Revue biblique internationale, avril 1900, pp. 173-175.
206 LA FOUB DE iisUS
leschou ayaat annoncé que le Fils de rHomme allait être soulevé de terre,
« la foule lui répondit :
« Nous avons appris par la thora que le Maschiah demeurait élernellemenl ; comment donc dis^tu qu^il faut que le Fils de V Homme soit porté en haut. Quel est ce Fils de l'Homme « ? »
L'emploi constant que fait le mégalothéomane de cette expression singulière, sur laquelle il ne s'est jamais expliqué, que ses disciples n'employaient jamais et qui ne se trouve point dans les parties narratives des évangiles ^, concorde, une fois de plus, avec les données de la clinique psychiatrique.
En eiïet les aliénés chroniques condensent souvent en un mot, qu'ils forgent à Taide d'éléments empruntés au langage usuel, ou en une expression dont ils dénaturent le sens, la partie essentielle et caractéristique de leur délire 3.
Chez eux, en particulier chez les mégalothéomanes et les mystiques, « Texpression anormale accompagne souvent la conception délirante », « la folie de Tidée entraîne la folie du mot ^ ».
Tanzi classe ces néologismes en six groupes. Le premier comprend les « noms faisant allusion à des personnes ou à des êtres symboliques », le sixième aux a auto-dénominations ».
L'expression dont se servait leschou bar-Iossef peut être rangée dans l'une ou dans l'autre classe.