‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 221 sur 410 · Krafft-Ebing. Psychopalhia sexualis p · texte numérisé non relu

Krafft-Ebing. Psychopalhia sexualis p

4. Antheaume et Parrot. Un cas dlnverêton neœuelU. Annales tnédico-psycbologiques, 1905, t. I, p. 460.

LES AFFBCTIONS 375

IX. Lee Howard parie d'un homosexuel de trente ans que la vue d'un homipe beau et fort mettait hors de li^i-méme. H ne se mêlait à cet amour aucune idée de pédérastie, cette pratiqjue lui inspiraat le plus profond dégoût. Il ne souhaitait rien d'autre que de caresser et d'embrasser l'objet de son amour ^

Quant à Tamour complet, son élément psychique n'est pas moins exalté chez rhomosexuel que chez Thétérosexuel.

« L'amour de Turaniste, dît Moll, revêt souvent une forme tout à fait excentrique ; jour et nuit, il pense h Thomme qu'il aime, il le suit pas à pas et l'assaille de déclarations et dQ demandes de rçndez-vou$.

« Une (ois, en compagnie d'un agent de la sûreté, j'eus l'occasion d'observer un uraniste en train de regarder rhomme qu'il aimait : le bonheur de contempler la personne aimée se peignait sur son visage, tout comme chez l'homme qui regarde la femme qu'il adore, peut-être même avec plus de force. L'amour rendra l'uraniste capable des plus grands sacriflces pour l'homme aimé, et c'est sous ce rapport que l'amour de l'uraniste a pu être comparé à l'amour de la iemme pour l'homme. De même que l'amour de la femme est plus puissant et plus désintéressé que Tamour de l'homme, de même l'amour de l'uraniste serait, d'après Ulrichs, supérieur sous ce rapport à celui que peut éprouver l'homme normal.

« Quelquefois Tamour de l'uraniste va jusqu'au sacrifice de sa personne ; le malheureux ne peut résister ni aux désirs, ni aux exigences de la personne aimée et devient souvent un simple instrument entre les mains de celle-ci, tout comme, dans l'amour entre l'homme et la femme, un •les deux est quelquefois réduit au rôle d'esclave^. »

1. Lee Howard. Hermaphrodisme psychique, The alienist and neqrologist, avril 1897.

2. Moll. Les perversions de rinslinci génital, Paris, Carré, 1893, p. 114.

i1(( LA FOLIE I>E JÉSUS

X. Le sujet de TobservatioD 112 de Krafit-Ebing s^exprime en ces termes : « Ce temps que j'ai passé avec mon ami H. fut bien heureux, et j'en payerais le retour avec le sang de mon cœur. La vie m'était alors un plaisir ; mes études étaient pour moi comme un jeu facile, j'avais de l'enthousiasme pour tout ce qui est beau. »

XL Le sujet de l'observation i43 dit d'un officier: « J'étais amoureux de lui ; je souffrais beaucoup de son indifférence, je passais la moitié des nuits sous ses fenêtres, rien que pour Ôlre dans sa proximité. Quand il fut transféré dans une autre garnison, je fus désespéré. »

Il devient amoureux d'un autre officier. « Je sentais me monter le sang au visage, quand je l'apercevais à Timproviste. Quand je le voyais causer amicalement avec d'autres, je ne me sentais plus de jalousie ^ »

Comme Tamour hétérosexuel, Pamour homosexuel est parfois exclusif, l'uranisle étant impuissant à Tégard des hommes autres que son amant.

D'après Moll, on constate dans certains cas « le désir de toucher, d'embrasser la personne aimée sans que le sens génital intervienne^ ».

Mais, le plus souvent, grâce à une hyperesthésie qui peut résulter de la masturbation ou d'une abstinence prolongée, Turaniste a des érections suivies d'éjaculation en embrassant l'homme aimé, et, dans cecas, « la sensation de volupté est particulièrement forte 3 ».

« Les uranistes, dit Moll, ne recherchent pas exclusivement l'acte sexuel proprement dit ; ils éprouvent également du plaisir à s'embrasser, à se baiser. Quand ils se donnent des baisers, c'est dans le même but qu'un homme et une femme ; l'excitation produite par le contaclas iinguarum

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