Lloyd Morgan. Animal life and inlelligence^ p
S. Cité par nibot« La pêtfôhologie des senHménh. Paris, Alcan, I90G, p. 130.
est supprimé par le refroidissement de la tèle (douche ou application de glace).
Le court-circuit de la haine a pour corollaires des phénomènes de circuit interrompu, intéressant les neurones de la douleur et les neurones mnésiques (hypoalgésie et obnubilation intellectuelle de la fureur).
La prédisposition au court-circuit misique» VirrilabUilé constitutionnelle , paraît résulter de lacunes, d'agénésies cérébrales. En eflet, les manifestations de la haine sont surtout prononcées chez les primitifs, les arriérés, les femmes et les enfants. D'autre part, on constate presque toujours^ chez les sujets colériques, des arrêts de développement mor^ phologiques ou chimiques de l'organisme (irascibilité des bossus, des malingres, des sots, des dvares, des autointoxiqués au teint blafard et livide, des mélancoliques^). « Les corps infirmes et ulcérés, écrit Séoéca, sont blessés par le plus léger contact : ainsi la colère n'est qu'un vice des femmes et des enfants. Mais les hommes eux-mêmes en sont susceptibles. C'est que les hommes ont souvent le caractère des femmes et des enfants-. » De telle sorte que cette maxime de La Rochefoucauld : « Un sot n'a pas assez d'étoffe pour être bon^ » pourrait peut-être s'entendre dans un sens anatomique.
En revanche, il existe un amisisme congénitaLUne malade de Pierre Janet^ divorcée après trois années de mauvais traitements, était incapable de tout ressentiment à Tégard de son mari ^.
Les neurones de la haine sont en relation avec ceux de la douleur, de telle sorte que tout sujet qui souflre a une pro<pension à haïr. « Il faut vivre à Paris^ écrit Stendhal, et
1. Tardieu. La haine. Revue philosophique, 1905, t. Il, p. 633.