Évangile selon Lévi dit Matthia^ X
4. Évangile selon Lévi dit Mattfiia, V. 6. Évangile selon Lévi dit Markos^ VI.
aux Français, qu'ils appellent aussi les fioumis^^ en souvenir des gloires romaines.
Mais ces haines, qui impliquent le sentiment de la solidarité ethnique, ne tiennent guère chez les paranoïaques.
Comme chez Mohammed, qui changeait d'attitude à l'égard des Juifs, suivant qu'il espérait ou non les attirer à lui, la xénophobie de leschou bar-Iossef, serve de son délire, suivit les tribulations de sa carrière et ne résista pas aux insuccès de sa mission.
Alors que les Juifs, cédant à leurs théologiens, s'éloignaient peu à peu du prophète de Nazareth, les Samaritains et les Romains, sur lesquels sophérim et pérouschim n'avaient aucune influence, Faccueillaient avec intérêt ou avec faveur. Il avait « l'occasion d'opposer la promptitude de leur foi à l'affligeant endurcissement des Juifs ^ »•
Ceci modifia ses sentiments à leur égard.
I. Un jour, en lui disant: « // aime noire nation el nous a bâti la synagogue^ », les zékénim de Capharnaum l'amenèrent auprès d'un centurion, — les militaires de carrière ont toujours été fort crédules, — dont l'ordonnance était atteint de paralysie. Cet officier tint au thaumaturge le langage suivant :
« Seigneur^ Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit y mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri, »
Ce qu'entendant^ leschou^ émerveillé^ dit à ceux qui le suivaient :
« En vérité, je vous assure que, même en Israël^ Je n'ai point trouvé une si grande foi. Ouiy Je vous déclare que beaucoup^ venant d'orient et d'occident, seront à table au Royaume des deux avec Abraham, Icehak etiaâkob, tandis