‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 252 sur 410 · Éoangile selon Lévi dit Mallhiay XXIII · texte numérisé non relu

Éoangile selon Lévi dit Mallhiay XXIII

TobligattOD ie sUtvr'e U» erreinofitâ des procura leurs romains. Comme les sectes juives dans le temple d'Hérodès le Grand, les diverses chrétientés se battent dans le Saint- Sépulcre : elles s'assomment k coups de croix.

leschoubar'^Iossef suivait donc une tradition fort ancienne et fort durable lorsqu'il disait de ses rivaux:

« Donnez-vous garde des faux nébiirn^ lesquelë viennent à vous en habits de moutons (vêtus d^me peau de mouton), mais par dedans sont des loups ravissants. A leurs fruits bous lés connaîtrez. Des épines dueille-t-on des grappes, et Sur les chardons des figues ? Ainsi tout bon arbre pro^ duit de bons fruits, mais tout arbre pourri de mauvais. Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits est coupé et jeté au feu (le Gué-Hinnon.) (C'est la* règle. leschôu barlossef envoie tous ses ennemis, tous ses compétiteurs en enfer.) Vous les connaîtrez donc à leurs fruits ^ »

Ceux qui, avant lui^ ce sont dits le Maschiah, ne sonf que dos larrons, des brigands, de mauvais bergers, toujours prêts à fuir devant le loup, quMl s*appelle Hérodès Antipas, lodsef Kaïaphd ou Pontius Pilatus :

ft Amen^ amen^ je vous affirme que je sais la porte des moutons; autant qu'il en est venu avant moi sont larrôNî^ BT BBiGANDS, muis les niùutons ne les ont point écoutés. Je suis la porte; si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé, il pourra entrer sortir et trouver pâture. Le larron ne vient que pour dérober^ tuer et détruire; je suis vena^ moi, pour qu'elles aient vie en abondance. Je suis le bon berger; le bon berger donne sa vie pour ses moutons, mais le mercenaire, qui n'est point berger et à qui n'appartiennent pas les moutons^ voit arriver le loup, délaisse les moutons et s'enfuit ; le loup les ravit et les disperse. Ainsi le mercenaire prend la

l. Évangile selon Lévi dil Mallhia, VII.

fuilCy parce qu'il est mercenaire j et na cure des moutons^. »

leschou bar-Iossef et les incrédules.

Comme tous les mégalothéomanes, leschou bar-Iossef haïssait ceux qui ne croyaient point en sa nature divine, en son pouvoir surhumain.

Cette haine se trahissait constamment dans ses paroles :

« Quiconque n'est pas pour moi est contre moi ^ ! » disait-il.

« Quelqu'un de la foule, prenant la parole, dit à leS" chou :

« Rabbi, je fai amené mon fils, lequel a un esprit muet qui le jette à terre, partout où il le saisit; et alors mon fils écume, grince des dents et devient raide. J'ai requis tes disciples de chasser l'esprit, mais ils n'ont rien pu. »

leschou, lui répondant, s'écria:

« 0 nation incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-lemoi 3 / »

« N'est-il pas vrai, écrit Ernest Havet, que ces paroles font peine, et que la naïveté du récit lui donne Taccent d'un charlatan qui se fâche quand on ne se rend pas du premier coup à ses prestiges ^. »

ai Là où on ne voudra pas vous recevoir et vous écouter, dit-il à ses apôtres, parlez et secouez la poussière de

Page 1