ÉvangUe de Lucas, XIII
8. Évangile de lohanan bar-Zébadya^ III. 4. ÉvangUe de lohanan bar-Zébadya, XV.
3)6 LA POLIE DB résxjs
« chiez en mime temps le blé. Laissez croître les deux (( ensemble jusqu'à la moisson et^ en la saison du coupe- « ment, Je dirai aux moissonneurs : « Enlevez d'abord « V ivraie et la liez en bottes pour la brûler, mais assemblez « le blé en mon grenier »...
Ensuite, ayant renvoyé la foule, leschou entra dans la maison; et ses disciples vinrent à lui, disant :
« Explique-nous la parabole de l'ivraie dans le champ. »
// leur répondit en ces termes :
« Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'Homme. Le champ, c'est le monde. La bonne semence, ce sont les Fils du Royaume. L'ivraie, ce sont les Fils du Mauvais; et l'ennemi qui l'a semée, le Diable. La moisson, c'est la fin du siècle, et les moissonneurs sont les anges. Tout de même qu'on cueille l'ivraie et qu'on la brûle au feu^ ainsi en sera-l-il à la consommation du siècle. Le Fils de l'Homme enverra ses anges, qui arracheront de son Royaume tous les scandales et tous les fabricants d' iniquité pour les jeter en la fournaise ardente, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents * / »
Et, enfin rejetant le voile des similitudes :
« Quand le Fils de l'Homme viendra en sa gloire,... il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les moutons d'avec les boucs; il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Il tiendra... ce discours à ceux qui seront à sa gauche : « Éloignez-vous de moi, maudits, ALLEZ AU FEU ÉTERNEL QUI EST PREPARE AU DIABI.E ET À SES ANGES, CAR j'aI EU FAIM ET VOUS NE m'aVEZ POINT DONNÉ X manger; j'ai eu soif et vous ne m'avez POINT DONNÉ A BOIRE;
j'Étais étranger et vous ne m'avez point recueilli ; nu,
ET vous NE m'avez POINT VÊTU ; MALADE ET EN PRISON, BT VOUS 1. Évangile selon Lévi dil Mallhia, XIII.
NE m'avez point VISITÉ... Toiiles les fois que vous ne F avez point fait à Fan de ces petits (mes disciples), vous ne l'avez point fait à moi-même ^ »
Dès lors on s*explique les dures paroles qu'il adresse à sa mère. Miriam ne croyait pas — el pour cause — qu'il fût le Fils de lahvé ; elle ne comprenait pas, la pauvre paysanne, « tout ce qu^il lui disait^ » et, honteuse de ses propos incohérents, les gardait soigneusement v en son cœur^». Bien plus, nous la voyons se joindre à ses autres fils pour essayer de lui faire réintégrer le domicile maternel^. Enfin elle heurtait constamment ses convictions délirantes, en lui. rappelant sa filiation humaine, son origine ouvrière, la famille misérable avec laquelle il avait rompu.
De là les mots de Kana et de Capharnaum :
« // y eut une noce à Kana^ et la mère de leschou était là. leschou fut aussi convié à cette noce^ ainsi que ses disciples. Le vin manquant, la mère de leschou lui dit :
« Ils n'ont point devin, »
a Qu'y a-l'ily femme (« femme », alors que le roi Schélomo disait « ma mère^ »), répondit leschou, entre toi et moi? Mon heure n'est pas encore venue. »
Mais la mère dit aux serviteurs :
« Faites tout ce qu'il vous commandera ^ / »
La phrase : « Qu'y a-t-il^ femme j entre toi et moil » a donné lieu à des commentaires inattendus.
M. Emile Faguet me reproche, c'est-à-dire reproche à Eugène Ledroin, professeur à l'École du Louvre, de l'avoir mal traduite.