‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 265 sur 410 · Évangile selon Lévi dit Matthia, XV · texte numérisé non relu

Évangile selon Lévi dit Matthia, XV

4. Esquirol. Des maladies mentales, Paris, Baillière, 1838, 1. 1, pp. Ifi, 10.

:t32 LA FOUB DE JÉSUS

& cause de la prétendue ignorance de ceux-ci, de leur pauvreté supposée, ou parce qu*ils sont indignes de comprendre le bonheur du monomaniaque et d'y prendre part K »

« On voit des aliénés, écrit Marcé, qui restent indifférents même vis-à-vis des personnes qui leur étaient le plus chères ; aucune nouvelle, aucune catastrophe ne peut les émouvoir; tandis que d'autres présentent une exaltation maladive dans leurs haines ou dans leurs affections habituelles. Quant à la perversion des sentiments affectifs et des instincts, elle est plus commune encore. Les malades, sous le prétexte le plus futile, conçoivent des sentiments de défiance et d^aversion contre leurs enfants, leurs parents, leurs amis, et témoignent à des étrangers et à des inconnus une confiance sans limites^. »

« Les parents les plus proches, les amis les plus chers, écrit de son côté Bail, deviennent Tobjet de leur aversion violente^. »

Dans la paranoïa originaria de Sander, surgissent, chez le malade, dès Tenfance ou l'adolescence, « des idées délirantes systématisées sur ce que ses parents ne sont pas véritables, qu'il provient d'une famille illustre ou royale, que, dans Tenfance, il a été changé et qu'il a été placé pour l'éducation chez les personnes qu'on nomme ses parents ; d'où la conclusion que tout cela a été fait pour quelque but, que cela est nécessaire pour quelqu'un. Le malade est convaincu qu'il diffère de ceux qu'on regarde comme ses parents parle caractère, les habitudes, par son aspect extérieur, etc. Le mystère de sa naissance Pintrigue de plus en plus, et chez lui naissent et s'enracinent diverses idées sur ce sujet. Dans certains cas, le malade

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