Deutéronome,\l, XL
LES ACCOSATEfJRft fit LBS JUGES 35S
Êlohim^ » Ces franges bleues ou blanches, les zizith^ les pérouschim les portaient immenses, et ils s'en couvraient la têle pour prier.
Il y avait, parmi ces piétistes, des tartufes et des cognefétus. C'étaient ces pérouschim-là qu'on voyait, à l'heure de la prière, se mettre les pieds à l'ordonnance et s'incliner de telle sorte a que les apophyses des vertèbres fussent rendues visibles et que la peau de la poitrine formât des plis apparents^ y>^ pérouschim ç^6oa/m (teints), flétris par lonathan dit Alexandros lannaî, ou hassidim schotéhim (pieux imbéciles), stigmatisés par la Guémard de Babylone. La bonne humeur populaire les avait catalogués :
« Il y a sept sortes de pérouschim : i"* Les forts d* épaules ; ils écrivent leurs actions sur leur dos, pour se faire honorer des hommes ; a** les broncheurs^ qui vont dans les rues, traînant les pieds pour se faire remarquer et butant contre les cailloux ; 3** les cogne-têtes qui ferment les yeux pour ne pas voir les femmes, et se cognent le front contre les murs; 4" les humbles renforcés^ qui marchent plies en deux; 5^ les pérouschim de calcul^ qui n'observent la thora que pour les récompenses qu^elle promet ; 6® les pérouschim de la peur , qui ne font le bien que dans la crainte du châtiment; 7^ les pérouschim du devoir et les pérouschim d'amour. Ceux-ci seuls sont les bons; parmi les autres, il n'en est pas un qui soit digne d'estime^ . »
Les pérouschim étaient les plus particularistes d'entre les Juifs. Leur orthodoxie se compliquait de nationalisme. Nés des hassidim qui, sous les Makkabi, avaient balayé la puissance syrienne, ils détestaient les Grecs, les Romains, les hellénisants, les romanidants, c'est-à-dire les infidèles, ceux qui n'adoraient point ou négligeaient leur Dieu. Leur