SÉANCES
Le grand sanhédrin, tribunal de lahvé, siégeait dans l'enceinte du temple. Depuis Ézra, il siégeait le lundi et le jeudi, à partir du sacrifice du matin, c'est-è^ire à partir de l'aurore, jusqu'au sacrifice du soir, c'est»&-dire jusqu'au crépuscule. Ses séances étaient publiques.
RÔLB RELIGIEUX
Sa principale fonction était de résoudre les questions
LKS ACCUSATEtmS BT LfiS JUGES 367
doctrinales et rituelles. Ses décisions avaient, en ces matières, force de loi pour tous les Juifs de Tintérieur et del'étranger.
Au temps de l'indépendance, il nommait le cohen ha gadol. Sous la domination romaine, il soumettait au légat de Syria une liste sur laquelle celui-ci choisissait le grand prêtre. (C'était ce que faisait, tout récemment encore, le consistoire israélite à Tégard du gouvernement français.) Il consacrait les cohanim et les lévites et surveillait l'administration du temple.
Il jugeait de piano ou en dernier ressort l'idolâtrie, le sacrilège, le blasphème, le faux prophélisme, et de piano toutes les affaires religieuses de Hiérusalem.
Nous le voyons censurer et menacer d'une peine sévère le thaumaturge essénien Onia ^
Nous le voyons envoyer ses inquisiteurs auprès de leschou bar-Iossef.
Nous le voyons charger Schaôul, le futur apôtre des golm^ de s^emparer, à Damascus, des Juifs convertis au ieschouisme.
Pour toute « affaire d'Iahvé », il était présidé par le cohen ha gadol ^. Depuis la transformation de la Judœa en province romaine, celui-ci ne pouvait convoquer rassemblée sans Tassentiment du procurateur ou de son représentant, le préfet de cohorte de la forteresse Antonia.
hOle parlementaire
Au temps de Tindépendance, le grand sanhédrin désignait le roi, votait les lois, rédigeait les règlements, éta-