Évangile selon Lévi dit Matthia, XV
V. « Pourquoi, disaient encore les sophérim et les pérouschim, mange-l-il et boit-il avec les péagers et les pêcheurs^ », « avec les douaniers et les gens de mauvaise vie*^? »
VI. Mais ce qu'ils lui reprochaient surtout, c'était de m<^priser lesignederalliancedelahvé avec les Juifs, c'était de violer le Schabbalh, crime puni de mort avant la domination romaine :
« Comme il passait^ au Schabbath, parmi les bléSy il advint qu^en cheminant ses disciples se mirent à arracher des épis. Et les pérouschim dirent à leschou :
« Regarde ! Pourquoi font-ils ce qui n^est pas permis au Schabbath^? »
VII. Une autre fois, comme il venait de guérir dans une synagogue une femme asthénique :
« Le rosch ha keneset (le chef de la synagogue), indigné que leschou eût guéri le jour du Schabbalh ^ prit la parole et s'adressa en ces termes à rassemblée :
a II g a six Jours pendant lesquels on peut travailler; venez donc dans ces Jours-là et sogez guéris y mais non point au Jour du Schabbalh. »
A quoi le Seigneur lui répondit :
« Hypocrites ! Chacun de vous^ au Schabbalh, ne déliet-il pas de la crèche son bœuf ou son âne, pour le mener à t abreuvoir '^ ? »
Ainsi à une observation du rosch ha keneset, faite en termes mesurés, le mégalolhéomane répond par une injure.
VIII. A Capharnaum, « // entra de nouveau dans la sgnagoguCy où il y avait un homme dont la main était desséchée,