‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 302 sur 410 · Évangile de lohanan bar-Zébadya, V · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébadya, V

l'enquête 393

«f S'il était nabi (c'est-à-dire voyant, devin), certes, il saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, et qu'elle est pécheresse^. »

XI. Les sophérim mêmes ne dédaignaient pas de lui donner le titre de rabbi :

« Voici qu'un sopher se leva pour le tenter et lui dit : « Rabbi, en quoi faisant obtiendrai-je en part la vie éternelle-? »

Sans doute il espérait qu'il lui serait répondu : « En me reconnaissant pour le Maschiah. » Le prudent mésith n'en eût garde.

Xn. Mais comment, se demandera le lecteur, les cures que leschou bar-Iossef accomplissait ne convainquaientelles point sophérim et pérouschim de sa nature divine et de sa messianité?

La réponse est des plus simples. La peuplade juive était alors en pleine dégénérescence. Psychopathes et névropathes, thaumaturges et miraculés abondaient. Maintes fois, les sophérim et les pérouschim avaient vu des paralysies et des contractures céder à un ordre verbal. Us étaient blasés sur les miracles de ce genre. Assurément, pour eux, ces guérisons étaient surnaturelles, mais elles n'étaient point toutes divines: beaucoup étaient l'œuvre du mauvais principe.

Les sophérim procédaient, en ces sortes d'affaires, exactement comme les théologiens catholiques. Le guérisseur était-il orthodoxe ? Observait-il la Ihora ? Il était l'agent de lahvé, sa cure était due à la suprématie du dieu des Juifs sur les démons des maladies. N'observait-il point la thora ? Sa cure était l'œuvre de Schatan, de Baal-Zéboub

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