Évangile selon Lévi dit Malthia, XII
dans notre société si émineofiment spiritualiste, écrivait Cohen en 1864» si un être ayant une apparence humaine se proclamait Dieu, il aurait beau prêcher la morale la plus sublime ^ les pharisiens modernes seraient nombreux qui ne se contenteraient pas de cette mystérieuse affirmation, et qui exigeraient qu'elle se justifiât par des preuves éclatantes, positives et palpables^. »
Comme il venait de débarquer à Dalmamutha,
« survinrent (« quelques-uns des sophérim^ »), des pérouschim (« el des saddoukim^ »), lesquels se mirent à discuter avec leschoUj lui réclamant un signe du ciel, pour le tenter. Mais il dit y en soupirant dans son esprit :
« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? (« Cette génération est une génération mauvaise''* ! ») En vérité je vous dis qu'il n'en sera point donné à cette généralion 1 »
<c Elles ayant laissés^ non sans les avoir menacés du dernier jugement, leschou se rembarqua et passa sur l'antre rive^. »
Un pareil refus, dans une circonstance aussi solennelle, était un aveu d'impuissance. Il n'en eut point fallu beaucoup de semblables pour éloigner à jamais du Nazaréen les moins confiants de ses disciples. Aussi, à peine débarqué sur la rive opposée, eûtnil soin de leur dire :
« Avisez-vous à vous garder du levain des pérouschim'^ >> « et des saddoukim^ » « et du levain d'Hérodès^ ! »
1. Nous verrons que telle n'était pas le cas pour leschou bar-Iossef.