Évangile de lohanan bar-Zébadya, VIII
voyons les pérouscbim se livrer à une enquête minutieuse auprès des parents du miraculé. Ceux-ci, prudemment, les renvoient à leur fils :
« Interrogez-le y il a de Vâge;qu^il s^exprime lui-même! »
Ainsi parlèrent le père et la mère^ parce qu'ils craignaient les JudéenSj car ceux-ci avaient résolu que, si quelqu'un le fleschou) confessait être le Maschiahy il serait chassé de la synagogue (frappé de la hêréni).
« Ils appelèrent pour la seconde fois celui qui avait été aveugle et lui dirent :
« Donne gloire à Élohim ! Nous savons que cet homme est un pécheur. »
L'adolescent leur répondit en substance que ce pécheur ne Ten avait pas moins guéri de son infirmité.
« Que Va-t-il fait, ajoutèrent-ils alors, comment a-t-il ouvert tes geuv?
— « /e vous rai déjà dit, répondit-il, et vous ne m'avez point écouté. Pourquoi le voulez-vous encore ouïr ? Voulezvous aussi être ses disciples ? »
Sur ce, ils l'injurièrent en ces termes :
« C'est toi qui es son disciple! Nous sommes, nous, disciples de Mosché ! Nous savons qu' Élohim a parlé à Mosché, mais celui-ci nous ne savons d'où il est ! »
Et, comme le garçon dissertait sur son cas :
« Tu es né tout entier en péché, lui répondirent-ils, et tu nous enseignes ! »
« Et ils le chassèrent K »
La fraude — si fraude il y eut — ne put être découverte, et l'automne se passa sans que la betli-Klîn eût de nouveau à s'occuper de leschou bar-Iossef.