L« MANDAT D AMENER 4S
A cette nouvelle y le roi se mit en fureur et y envoyant ses armées (les anges), extermina ses meurtriers et brûla leur ville (Hiérusalem) ^ »
Ce ne sera point seulement Hiérusalem, mais la Terre promise tout entière qui sera retirée au peuple élu :
« Quelqu'un (lahvé) planta une vigne (la vitîcole Palestina), l'environna d'une haie (la haie de la thora), y creusa une fosse pour un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons (les Juifs) et s'en alla. Or, en la saison, il envoya vers les vignerons un serviteur [nu prophète) pour recevoir d'eux une part des fruits de la vigne. Mais ceuxci, s^emparant du serviteur, le battireut et le renvoyèrent à vide. Le maître leur dépécha un autre serviteur (un second prophète), qu'ils chargèrent de soufflets et d'outrages. Il en expédia encore un (un troisième prophète) et, celui-là, ils le tuèrent; et plusieurs (d'autres prophètes encore), dont ils battirent les uns et massacrèrent les autres,
« Comme il avait encore un Fils unique, bien-^iimé (leschou), // le leur envoya^ le dernier , pensant : « Ils révéreront « mon Fils ». Mais les vignerons se dirent les uns aux autres : a Voici V Héritier, venez, tuons-le et l'héritage sera « nôtre! » Sur ce, s' étant saisis de lui, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne.
« Que fera donc le maître du vignoble? Il viendra mettre à mort ces vignerons-là et fera passer la vigne à d'autres'^. »
Et il ajouta :
« N'aveZ'Vous jamais lu quelque part dans les Écri* tares : ** La pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue « la pierre angulaire, — cela par la volonté de l'Adonaïy —
1. Évangile selon Livi dit Matthia, XX. 8. Évangile selon lohanan dit Markoe, XII.
428 LA FOUfi DE JÉSUS
« et elle est merveilleuse à nos yeux ? » Aussi y vous dis-je^ le Royaume (tÉlohim vous sera enlevé pour être donné à une nation qui en produira les fruits. Or y celui qui tombera sur cette pierre sera froissé^ et celui sur qui elle tombera^ elle le broiera^ »...
<c Sentant que leschou avait dit contre eux celte parabole ils ( « les sophérim^ rt^ n les chefs des cohanim et les pérouschim^ ») cherchaient à s^en emparer, mais ils craignaient la masse ; aussi y le laissant^ s'en allèrent-ils*. »
Mais pourquoi, dira-t^on, le grand sanhédrin qui avait voté la mort du mésith et enjoint aux Juifs de révéler sa retraite, tardait-il à le faire arrêter, maintenant qu'il était à Hiérusalem ?
Je n'en vois pas d'autre raison que la mansuétude et la patience de cette assemblée. Elles me paraissent d'autant plus certaines que les dévots pérouschim essayèrent de se passer du second verdict de la cour suprême et de déférer, sans plus atèendre, leschou bar-Iossef au tribunal du procurateur.
Déjà, afin de provoquer Tintervention des « explorateurs » romains, ils avaient essayé de lui faire dire que le Royaume de lahvé était sur le point de se substituer à la domination romaine. De nouveau, ils s'efforcèrent de lui tirer des paroles compromettantes, de lui faire condamner, tel lehouda (de Gamala), le tribut du césar :
« Les pérouschim, s' étant retirés, prirent conseil comment ils P enlaceraient de paroles. Ils lui envoyèrent leurs disciples (des jeunes gens, dont leschou ne se défierait pas) avec les hérodiens'^ », « contrefaisant la bonne foi, afin de