Évangile selon Lévi dit Matthia, XXII
LE BfANDAT d'aMBNER 429
lui surprendre quelque parole qui leur permit de le livrer à r autorité et puissance du gouverneur (du procurateur) ^
Ceux-ci donc l'interrogèrent en ces termes :
« Babbiy nous savons que tu es véridique^ sans souci de rien y car tu nas point égard à V apparence des hommes^ mais tu enseignes le chemin de vie d'après la Vérité (lahvé). Est-il licite de payer le tribut au césar ou non ? Le paie rons-nous ou ne le paierons-nous pas ^ ? »
Question brûlante!
Si leschou répondait: « Payez! » il désillusionnait un grand nombre de ses disciples, qui voyaient en lui le Libérateur, il risquait même de tomber sous le poignard des kana'im.
S'il répondait : « Ne payez pas ! » on le dénonçait è Pontius Pilatus.
Comme pour la femme adultère, il répondit, sans répondre, tout en répondant, et les questionneurs en furent pour leurs frais :
<x Rendez au césar ce qui est au césar et à Élohim ce qui est à Élohim '. »
De leur côté, les sceptiques saddoukim s'amusaient aux dépens du pauvre Galiléen. Comme il parlait constamment de la résurrection, à laquelle ils ne croyaient point, ils lui demandèrent de résoudre le problème suivant :
« Babbi, Mosché a laissé cette prescription : « Si quel- « qu^un meurty laissant sa propre femme sans enfant ^ son « frère doit prendre celle-ci et susciter lignée au défunt, »
Or il g avait sept frères ^ dont le premier prit femme et^ en mourant^ ne laissa point de postérité. Le second frère