‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 348 sur 410 · Munk. Palestine. Paris, Didot, 1846, p · texte numérisé non relu

Munk. Palestine. Paris, Didot, 1846, p

3^ Qu'il prétendait remettre les péchés comme lahvé lui-môme ;

4^ Qu^il se disait le Maschiah ;

5^ Qu'il n'observait ni le Schabbalh, ni les rites de pureté ;

6^ Qu'il fréquentait des gens impurs, toutes accusations juslitiées, au témoignage des évangélistes eux-mêmes.

La déposition des témoins.

Après quoi, on procéda à l'appel des Icnioins.

Ces témoins ne pouvaient élre ni des femmes, ni des enfants, ni des esclaves, ni des hommes ne jouissant pas de la plénitude de leurs facultés physiques et intellectuelles, ni des gens de mauvaise réputation.

Il était nécessaire que deux personnes au moins déposassent contre l'accusé pour qu'il fût condamné à mort. On lisait en eiïet dans le Deuiéronome:

« C'est sur le témoignage de deux ou trois témoins que sera prononcée la sentence de mort. On ne frappera point ainsi sur le rapport d'un seuP. »

En ce qui concerne les témoins, la procédure juive est décrite comme il suit dans la Mischnâ :

« Pour signaler la gravité du témoignage en affaire capitale, on fait entrer les témoins et on leur demande s'ils n'admettent pas l'existence du crime par probabilité, ou par ouï-dire, ou pour l'avoir entendu rapporter par un homme qui mérite confiance. On lui dit encore : « Peutêtre ne savez-vous point que nous allons soumettre votre déposition à un examen minutieux. Sachez qu'il y a une

Page 1