Évangile selon Livi dit MatthlOy XXVI
6. Lesétre. La clef des évangiles. Paris, Lethielleux, 1904, p. 194. 6. Mischnây Sanhédrin, VI, 2.
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trop souvent déclaré en public qu'il était le Fils d^Élohim, pour qu'aucun témoin n eût rapporté le fait devant le grand !sanhédrin.
Au surplus, le niégalolhéomane n'avait-il ttiéritéôeiitfois, aux termes de la loi juive, la condamnation qui le frappait? D'après les renseignements fournis par les évangélistes :
1* Il avait violé le Schabbath;
2^ II avait prophétisé ce qui ne lui avait pas été dit pëtlahvé ;
3® Il avait annoncé la destruction du temple, tous crimes punis de mort.
Qu'une pareiilepeine, pour de pareilles fautes, fût barbare, inhumaine, absurde, monstrueuse, tout le monde est d'accord sur te point, mais qu'on ne vienne plu6 nous parler de déni de justice et accuser les Juifs d^avoirasBassinéuû dieu M
Dès lôrs, l'affaire marcha rondement. (1 était inutile de demander aux sophérim des références et des explications juridiques. La discussion dut être courte. Si elle eut lieu, ce fut comme l'indique la Miscknâ :
T( La disctission des juges,., dans les nflF^irèe capitales, doit tonjours commencer i^^r Targument fevorable A I^siin cusé*^. »
Le moins ancien de^ jugée pariait le premier. Les disciples pouvaient égaleeaent prendre la fierole. Mais se«hlement pour apporter des af^mente à la défense :
a Si un disciple veut dire un argument favorable à i'actusé, on lui donne une place parmi les juges, où il reste toute la séance, et, si son argument est àdmiesiMe, ob Taccepte. Si l'accusé même veut parler en sa faveur, on l'écoute pourvu que l'argument soit admissible'. »
1. « Si jamais crime fut le iirime dfam hctlhfky, €« fat la mort ^« Jèstt^. • Ernest Renan. Vie de Jésus, Paris, Michel Levy, 1S67, p. 411.