‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 376 sur 410 · Évangile de lohanan bar-Zébadga^ XIX · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébadga^ XIX

C'était toucher le point sensible. C'était briser la résistance du fonctionnaire romain. Pontius, qui n'avait plus Séjanus pour le défendre, savait que Tibérius ne tolérait aucune atteinte à la majesté impériale, qu'il « appliquait d'une façon plus qu'atroce les lois de lèse-majesté ^ ». Il ne se souciait point d'être dénoncé par la riche et puissante juiverie romaine comme tiède à la cause du césar.

Après tout, il en avait assez fait pour ce paysan galiléen ^, « si peu soucieux de se sauver lui-même 3. ». Il ne pouvait risquer pour lui sa procuratelle et sa vie.

« Leurs cris et ceux des chefs des cohanim remportèrent. Pilatus Jugea que leur désir fût accompli.

Il relâcha donc celui que^ pour sédition et pour meurtre^ on avait jeté en prison et qu'ils réclamaient *. » Puis « // fit sortir leschou ef , s'asseyant au tribunal dans le lieu appelé Lithostroton^ en hébreu Gabbatha — c'était la veille de la PaskhâjVers la sixième heure (9 heures du matin), — dit aux Juifs :

« Voici votre roi ^ / »

C'est une ohose bien connue que la plupart des Juifs ^ ne sont libres penseurs et antipatriptes que dans les religions et dans les patries des autres. Quand il s'agit de leurs croyances, de leurs aspirations, de leur ethnos, de leur race, leur nationalisme défie toute comparaison. L'ironie du procurateur, se vengeant par ce trait « Voici votre

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