Évangile de Lucas^ XXII
6. Êuangile de lohanan bar-Zébadga, XIX. D'après VÈvangile de Schimeôn bar-Iona, certains crièrent : « Juge justement, roi d'Israël I »
6. Toutes les appréciations formulées sur les Juifs dans cet ouvrage s'adressent, bien entendu, aux Juifs non cultivés et plus particulièrement aux Juifs barbares du I*' siècle. Si les sémites ont des défauts, les aryens en ont d'autres, qui ne sont pas moindres.
l'affaire lESCHOU BAR-I088EF AU PRÉTOIRE 475
roi! » de la défaite qu'il subissait, frappa au cœur les accusateurs de leschou bar-Iossef.
Leur roi, ce pauvre hère, ce marjolet tremblant sous son manteau de pourpre, ce vagabond souffreteux et hagard !
« Ils clamèrent :
« Ole ! Ole ! Crucifie-le l »
Cette indignation amusait Pontius. Il voulut faire durer la plaisanterie :
« Crucifierai'] e voire roi » ?
Mais, d*un mot, les chefs des cqbanim le rappelèrent à la gravité de ses fonctions :
« Nous n^ avons (faulre roi que le césar *. »
Il se produisit à cet instant, une intervention inattendue. La femme de Pontius, Claudia Procula, s'était laissée circonvenir par les mondaines de Césarœa -de-la-mer, par les Juives avec lesquelles les fonctions de son mari la mettaient en relation. Elle était de ces goïm qui écoutaient, à la porte des synagogues, les midraschim des rabbis ^. C'était la mode en ce temps-là. Beaucoup de dames romaines judalsaient.
Les quelques amis influents que leschou bar-Iossef comptait à Hiérusalem, peut-être lossef (d'Harimathaim), qui connaissait le procurateur, lui avaient raconté les tribulations du pauvre Nazaréen. Ils l'avaient suppliée de le défendre. Ils l'avaient même, la veille, à ce point apitoyée, en lui parlant de l'arrestation qui devait avoir lieu