Évangile de lohanan bar-Zibadga^ XIX
2. Diaprés VÉvangile de Nikodémost Claudia Procula était en effet une prosélyte de la porte, c'est-à-dire que, sans renoncer aux idoles païennes, elle observait « les sept préceptes de Noah ». Dans cette biographie, le procureur dit aux Juifs : « Vous savez que ma femme honore Élohim et Judalse avec vous » et ils répondirent : « Oui, nous le savons ».
476 LA FOUB DE tÈêVê
dans la nuit même et de ce qui devait en résulter d*après le premier verdict saûhédritiali qu elle avait eu Un cauchemar. Tenue par eux au courant des incidents de Taudience prétoriale, elle dépêcha un messager à son mari, tiu moment où il allait prononcer sa sentence :
« Comme il siégeait au tribunal^ ëa femme lai envoya dire :
« QuUl n'y ait rien entre toi et ce Juste, ear^ en songe aujourd'hui y fai beaucoup souffert à son sujet ^ »
Mais Taffaire était entendue, la décision de Pôntius était prise; il n'y avait plus qu'à rejeter sur le grand sanhédrin la responsabilité de la condamnation.
Le procurateur donna l'ordre d*apporter sur le béma un bassin plein d^eau et, suivant une vieille coutume juive, se lava left mains à la face du peuple. Il dut en lancer quelques gouttes dans la direction des accusateurs, comme pour leur transmettre la souillure du sang qui allait couler à cause d^eux :
« Pilalus donc y Voyant qu'il ne gagnait rien, mais que te tumulte montait d* autant plus, prit de Veau et se lava les mains devant le peuple en disant :
« Je suis innocent du sang de ce Juste ; cela vous regarde. »
Tout le peuple répondit :
« Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ^ ! »
Ceci fait, le procurateur prononça la phrase fatidique !
« Ibis ad cruceml »
Aussitôt un notarius lui présenta une tablette pour qu'il y écrivit de sa main le nom du condamné et le motif de la condamnation. Il y traça ces quatre mots :