Èuaagile nlon Léui dit Maithia, XXVII
l'affaire iri^CHOU BAR-IOSSEF AU PRETOIRE 477
« lesus NazarenuSj rex Judaeorum. »
Ils furent reproduits^ en trois langues, sur la planchette blanchie à la chaux, |e Utulus^ qui devait être cloué à la croix.
ft Alors Pilalus^.. apr^s auoir flagellé lesehoUj le livra pour être crucifia. »
lossef l>ën-Matthia résume Fciffaire en deux lignes :
« i^es principaux de aotre nation Payant accusé (lesqhou), il le fit crucifier ^ ».
Lucas, dans les Actes des apâlres, est peutrêtre plus exact encore :
« Ils requirent Pilatqs de le faire mourir ^. »
Le procurateur de Judœa venait de commettre une faute prévue par les juristes romains : « Il n^ faut pas écouter la voix du peuple, quand il réclame rab3olutipn d'un coupable ou la condan^nation d'un innocent^. »
Hélas ! la voix du peuple est parfois si terrible que le juge n^^ntend plus la voix de sa conscience. Quel hoipix^Q de notre génération oserait se montrer sévère à Tégard de Pontius Pilatus !
Jeschou bar-lQSsef venait d*êtrc condamné au prétoire pour un motif tout autre que celui qui Tavait fait condamner devçint le grand saphédrin. Les saphédrinites l'avaient frappé pour un criine religieux, pour s*ôtre dit le |ils d'Ëlohim et avoir annoncé la destructiop du temple. Le procurateur le frappait pour up crime politique, pour s'être dit le roi des Juifs et avoir défendu de payer le tribut du césar. « Il y a là deux affaires qui coexistent, mais ne se pénètrent pas^. »
1. lossef bèn-Matthia. AniiquUéê JudaJqtte$, XV III, iv. 8. Lucas. Aetei des apôtres, XI II.