Évangile de lohanan bar-Zébadya, XIX
2. 8. Évangile ulon lohanan dit Markoe^ XIV. 4. 6. Évangile de Lucas, XXII K
Même silence pendant la seconde partie du jugement prétorial :
« Les chefs des cohanim multipliaient les accusations y
mais IL NE RÉPONDAIT RIEN.
Pilatus donc ^interrogea de nouveau :
« Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils f accusent ? »
Mais leschou ne répondit pas davantage, tellement que Pilatus s'en étonnait ^ »
Silence surprenant en effet : « Il est si peu naturel à rhomme» écrivent les Lémann, de le garder dans les circonstances où il s'agit de la vie ^ ! » Silence que Taccusé ne rompra plus jusqu'à ce qu'on le charge de la croix!
Pactet et Colin font remarquer que c< la folie ne se manifeste pas toujours par des symptômes bruyants et un délire plus ou moins extravagant ; il est des cas où elle est silencieuse et où, pour la reconnaître, il faut plus que le simple bon sens ou même une intelligence distinguée, et c'est alors que la perspicacité du juge, devenue insuffisante en l'absence de connaissances spéciales, se trouve mise en défaut. On s'explique ainsi comment im grand nombre d'aliénés sont encore frappés par des condamnations, pour des actes délictueux qui n'étaient que des manifestations délirantes de leur maladie mentale ^ ».
Assurément. Mais la folie de leschou bar-Iossef n'avait ordinairement rien de silencieux. L'homme qui psalmodia les « Béatitudes » et les « Malédictions)», l'homme qui conta les paraboles, l'homme qui prononça les interoiina-