Évangile selon Uui dit Matthia, XXVII
3. 4. Évangile selon lohanan dit MarhoStW. 5. Évangile selon lohanan dit Markos, XV.
Celui de Hiérusalem se trouvait au nord-ouest^ à vingt pas environ des murs.
Le cortège, formé suivant la coutume romaine et modifié peut-être dans le sens indiqué par la Mischnày passa sous la porte monumentale de PAntonia, descendit l'avenue de la forteresse et remonta les rues étroites, sales et obscures du quartier occidental.
En tête, un homme jouait de la flûte pour attirer la foule. Derrière lui marchaient trois speculatores portant les tiiuli^ des condamnés.
On lisait sur celui de leschou bar-lossef :
Ieschou hanosri melek ha Iehoudim Iesus nazarenus rex Jud^orum
IeSOUS NAZÔPAIOS O BASILEUS ton loUDAIÔN
Pontius, irrité de sa défaite, se vengeait en blessant l'orgueil des Juifs.
Vainement les chefs des cohanim avaient essayé de faire modifier ces inscriptions :
« Les chefs des cohanim dirent à Pontius : <K N^ écris point « le roi des juifs », mais « celui-ci a DIT : « JE suis le roi des juifs. »
Pilatus répondit :
« Ce que fai écrite je l'ai écrit *^ .' »
Après les trois porteurs d'écriteaux, marchait le prceco ou héraut criant» pour les illettrés, lenom des condamnés et le motif de la condamnation : «On proclame devant lui : «c Un tel, fils d'un tel, va au supplice pour tel ou tel crime; tels et tels sont les témoins. Si quelqu'un connaît un argument en faveur du condamné, qu'il vienne le dire ^. »
1. Les tituli étaient parfois suspendus au cou des condamnés. 8. Évangile de lohanan bar-Zébadya, XIX. 3. MUchnâ, Sanhédrin, XI, 2.
L*£XÉGUTION 505
Derrière venait, à pied, le centurion commandant l'escorte, puis, entourés par les speculatores^ qui les aiguillonnaient pour les faire marcher, et par les mercenaires asiatiques, les trois condamnés, portant les branches de leur croix liées en forme de fourche.
La foule suivait, se bousculant et se heurtant aux murs.
« Une grande foule de gens du peuple et de femmes le suivaient^ celles-ci se frappant la poitrine et le pieurant *. »
Parmi elles, se trouvaient les membres de cette association charitable qui préparait, pour les crucifiés, une boisson anesthésiante.
Il faisait un de ces temps lourds qui précèdent les orages ^ et qui pèsent de tout leur poids sur les malades du système nerveux. Vers le milieu de la montée, à la Porte judiciaire, les mercenaires s'aperçurent que le « Roi des Juifs » ne pouvait plus marcher.
Ils « réquisitionnèrent donc un passant y un certain Schiméùn {de Cyrène^)^ lequel venait des champs^ — père d'Alexandros et de Rufus^ — pour porter la croix de leS" chou* ».
« Si un soldat t'impose une corvée, écrit Flavius Arrianus, garde*toi bien de résister ou simplement de murmurer... tu recevrais des coups et Ton t^enlèverait ton âne par-dessus le marché ^. »
Schiméôn (de Cyrène) ne résista pas.
Cet incident nous fixe sur l'heure de l'exécution. Il était