‹ La folie de JésusChapitre 126 sur 171 · PAROLES D’IESCHOU PENDANT LE SUPPLICE · texte numérisé non relu

PAROLES D’IESCHOU PENDANT LE SUPPLICE

Est-ce là le cri final des évangélistes selon Markos et Matthias ?

Il est permis d'en douter. Cette phrase sent l’interpolation. Elle est la reproduction à peu près exacte d'un verset du psaume XXXI :

< Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains.»

En tout cas ce n’est point celle que cite le témoin auriculaire de l'Évangile selon Iohanan :

« Ensuite Ieschou, sachant que tout était consommé, s'écria, afin que l’Écritare fût accomplie : « J'ai soif », car il y avait là un vase plein de vinaigre. On y trempa une éponge que l'on mit autour d’une tige d’hysope et qu’on lui présenta à la bouche. Quand Ieschou eut pris le vinaigre, il dit: « C’est fini » et, ayant baissé la tête, il rendit l’âme ‘.»

De tous les récits du moment suprême, celui-ci est assurément le plus vraisemblable.

La proposition « afin que l’Écriture fût accomplie » a été intercalée parce que l’auteur du psaume LXIX s'écrie : |

« Pour nourriture ils me donnent du poison,

Et dans ma soif ils m’abreuvent de vinaigre. »

Mais il n’y a pas eu à proprement parler interpolation destinée à faire croire à l’accomplissement de cette prophétie. La phrase « J’ai soif » était tout à fait naturelle dans la bouche d’un crucifié.

Quant au vinaigre, c'était la posca des soldats romains, boisson vinaigrée, très désaltérante qu'ils emportaient dans toutes leurs expéditions y compris

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