LES CIRCONSTANCES RÉELLES DE LA MORT D'IESCHOU
La comparaison de ces quatre récits nous conduit à raconter comme il suit la mort d'Ieschou bar- Tossef.
À 9 heures du matin, pendant qu'on le crucifiait, le théomane prononça la phrase rappelée par l’Évangule selon Lucanus :
« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »
Quelque temps après, voyant l’un près de l’autre sa mère et son disciple favori, il dit à sa mère : « Voilà ton fils » et au disciple : « Voilà ta mère ».
Puis, tout à ses souffrances, il ne fit sans doute que geindre jusqu'à 3 heures de l’après-midi. A ce moment, il s’écria :
« Élot, Éloï, lema sabacthani. »
Puis, toujours en araméen :
« J’ai soif. »
Un des soldats, ne pouvant atteindre sa bouche avec la main, prit l'éponge qui bouchait sa gourde de posca, l'imbiba de la boisson vinaigrée, l’attacha à une tige d'hysope et la lui appliqua sur la bouche. À ce moment il eut une syncope, dit : « C’est finit » et, laissant tomber La tête, expira.