Correspondance littéraire de Grimm, IV
paroles enfantines... Après toutes ces misères, il
parut que Rachel retombait en faiblesse ; elle se
taisait et pâlissait. »
On l’enleva. « À chaque clou qu'on arrachait, Rachel souffrait une vive douleur ; les mouvements convulsifs de son visage et surtout ses lèvres faisaient frissonner.… Il sortit des plaies beaucoup de sang. Elle a resté une heure en croix !. »
Pendant le supplice, cette hystérique était en état second et se croyait changée en petite fille.
Ces crucifiements sont notablement différents de celui d’'feschou bar-[ossef.
En effet la croix n’était pas dressée perpendiculairement au sol, mais seulement inclinée. De temps à autre, sur la demande du sujet, qui savait que, de cette manière, son malaise diminuerait on la replaçait horizontalement ; on allait même jusqu’à la renverser, la crucifiée se trouvant ainsi la tête en bas dans une position analogue à celle de Trendelenburg. Grâce à ces précautions, le poids du corps portait à peine sur les mains, la fatigue de cœur et la congestion encéphalique étaient insuffisantes pour entratner la mort.
Il est à remarquer qu'Ieschou expira aussitôt après que le soldat romain eut appuyé sur ses lèvres l'éponge imbibée de posca.