‹ La folie de JésusChapitre 132 sur 171 · Correspondance littéraire de Grimm, IV · texte numérisé non relu

Correspondance littéraire de Grimm, IV

paroles enfantines... Après toutes ces misères, il

parut que Rachel retombait en faiblesse ; elle se

taisait et pâlissait. »

On l’enleva. « À chaque clou qu'on arrachait, Rachel souffrait une vive douleur ; les mouvements convulsifs de son visage et surtout ses lèvres faisaient frissonner.… Il sortit des plaies beaucoup de sang. Elle a resté une heure en croix !. »

Pendant le supplice, cette hystérique était en état second et se croyait changée en petite fille.

Ces crucifiements sont notablement différents de celui d’'feschou bar-[ossef.

En effet la croix n’était pas dressée perpendiculairement au sol, mais seulement inclinée. De temps à autre, sur la demande du sujet, qui savait que, de cette manière, son malaise diminuerait on la replaçait horizontalement ; on allait même jusqu’à la renverser, la crucifiée se trouvant ainsi la tête en bas dans une position analogue à celle de Trendelenburg. Grâce à ces précautions, le poids du corps portait à peine sur les mains, la fatigue de cœur et la congestion encéphalique étaient insuffisantes pour entratner la mort.

Il est à remarquer qu'Ieschou expira aussitôt après que le soldat romain eut appuyé sur ses lèvres l'éponge imbibée de posca.

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