‹ La folie de JésusChapitre 133 sur 171 · Correspondance littéraire de Grimm, IV · texte numérisé non relu

Correspondance littéraire de Grimm, IV

Or, d'après Albert Réville, on croit généralement en orient que le fait de donner à boire aux crucifiés ou aux empalés hâte l’instant de leur mort ‘.

Le cas de l'assassin du général Kléber, Soleyman el Halebi, corrobore cette manière de voir.

Cet homme fut condamné au pal, où il resta quatre heures vivant. |

Pendant le supplice, il réclama plusieurs fois de l’eau aux exécuteurs égyptiens. Mais ceux-ci la lui refusèrent, disant que le liquide arréterait instantanément les battements du cœur.

Lorsqu'ils se furent retirés, laissant le malheureux à la garde des factionnaires français, l’un de ceuxci, cédant à la pitié comme le soldat des évangiles, présenta au supplicié un vase plein d’eau au bout de son fusil. À peine yeut-il trempé ses lèvres, qu'il expira en poussant un grand cri.

Cette croyance existe encore en Chine.

La relation suivante publiée, d’après Jones, par James d'Amoy dans le journal anglais Public Opinion et reproduite par la Revue germanique et française *, en est une preuve. |

Un chinois, qui faisait la traite des jaunes, fut fouetté jusqu’au sang puis condamné à la décapitation.

Il demanda à être crucifié pour ne pas se trouver sans tête au jour de la résurrection et obtint cette faveur.

1. Nicolas de Lyra, Commentaires sur Matthias, XX VII, 34. Commentaires sur Iohanan, X1X, 29.

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