‹ La folie de JésusChapitre 134 sur 171 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

Un mercredi, à midi, on le fixa à une croix de forme latine à l’aide de clous traversant les pieds et les mains, d'une chaîne ceignant le torse, d’une corde entourant le bassin et d’une autre corde roulée autour des bras.

À la corde des hanches était suspendu un morceau de bois sur lequel on avait inscrit le nom et le crime du condamné.

Il fut ainsi transporté par quatre coolies dans un des principaux carrefours de la ville pour y être exposé et y resta tout le jour. Jones put lui parler cinq heures après le crucifiement. Il se plaignait d’une soif intense et de douleurs dans la poitrine. À l'entrée de la nuit, on le reporta dans sa prison.

Le lendemain matin, jeudi, il fut de nouveau exposé sous la surveillance de deux soldats. Le soir, il dormit quelques heures sur la croix dans l’enceinte de la prison.

Le samedi, quatre jours après le crucifiement, il était encore en vie. « Imploré par un étranger pour qu'il mit fin à cette torture, le taotai ordonna d’administrer du vinaigre au patient pour lui procurer une mort instantanée; mais il n’en fut pas ainsi, et l'infortuné respirait encore au coucher du soleil. Alors deux soldats lui cassèrent les jambes avec des gourdins, puis l’étranglèrent. »

Si le procédé de la déglutition ne réussit pas cette fois, son emploi prouve du moins qu’il réussissait souvent et que les bourreaux chinois partageaient à ce sujet l’opinion des bourreaux égyptiens.

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