LE SYNDROME DE COTARD CHEZ IESCHOU
Dans les observations précédentes j'ai relevé, outre les idées d’automutilation sexuelle, certains symptômes communs à leschou et aux sujets de ces observations. |
Je vais compléter ce parallélisme.
Les idées d’automutilation font ordinairement partie d’un syndrome que Régis a appelé le syndrome de Cotard, du nom de l’aliéniste qui en a le premier signalé l’existence, et dont voici les éléments :
1° Analgésie ;
2° Idées de domination et de possession ;
3° Idées d’immortalité ;
4° Idées hypocondriaques de non-existence ou de destruction du corps humain ou du monde extérieur.
5° Idées d’automutilation ;
6° Anxiété mélancolique.
Or Ieschou présentait presque tous les éléments du syndrome de Cotard, savoir :
Les idées de domination (il se croyait fils de Dieu), les idées de possession (il se crut tenté par le diable au désert), l’idée d’immortalité (il se croyait éternel), l’idée de destruction (il croyait proche la fin du monde), les idées d’automutilation
(eunuchisme, œdipisme, amputation manuelle), l'anxiété mélancolique (crise d'angoisse de Gethsémani ‘).
1. Outre les ouvrages précédemment cités, voir sur l’automuti-
lation érotique : Blondel. Les automutilateurs. Thèse de Paris, 1905-1906.