‹ La folie de JésusChapitre 22 sur 171 · Eirenaios. Contre les hérésies · texte numérisé non relu

Eirenaios. Contre les hérésies

4. L'écrit connu sous le nom d’évangile de Scythianus, dont l'autour, père du manichéisme, secte d'origine bouddhique, aurait voyagé dans l’Inde, en Arabie eten Syrie, n'était pas un évangile ni même une composition juive ou chrétienne.

5. Il est à remarquer que les premiers évangiles apocryphes ne portaient pas le nom d'un apôtro déterminé. La pseudépigraphie ne fut employée quo pour les évangiles écrits tardivement et afin de leur donner quelque autorité.

publié par lui en 1883. Il se rapproche des évangiles canoniques.

L'évangile des douze apôtres ‘, retrouvé par Revillout * en langue copte et dont la bibliothèque de Strasbourg possède un manuscrit. L'auteur se donne comme le rabbi Gamaliel l’Ancien, qui prit la défense des chrétiens devant les cohènes (prêtres juifs) et fut le maître de Schaoul (saint Paul). Il prétend avoir reçu ses traditions de tous les apôtres.

. Cet évangile date du n° siècle. Il fut écrit après l’évangile selon Ilohanan (Jean) et après les Actes de Pilatus. C'est un développement des évangiles canoniques. L'auteur ne suit pas toujours l’ordre chronologique et groupe à une place déterminée des discours prononcés par leschou en des occasionsdiverses. Il raconte une pêche miraculeuse exécutée par le diable sur une montagne ; la vocation des apôtres; la bénédiction de Schiméon dit La Pierre, qu’leschou nomme archevêque ; la multiplication des pains; la résurrection d'EÉleäzar, à la suite de laquelle les juifs orthodoxes veulent tuer Ieschou, tandis que Caïus, officier de Tibérius, chargé d’une mission en Palestina, veut, avec l'approbation de l’empereur et de Pontius Pilatus, le faire roi de Judæa et lui donner en outre la tétrarchie de Philippus ; la cène,

1. Une tradition admettait que les apôtres, avant de se séparer, avaient tenu à réunir tout ce qu'ils savaient sur la vie et l'enseignement d'Ieschou.

2, Révillout. Les évangiles des douze apôtres et de saint Barthélémy (Didot, 1904);

L’évangile des douze apôtres récemment découvert, Revuc biblique (avril et juillet 1904).

au cours de laquelle leschou ressuscite un coq servi aux convives ; la trahison d’lehouda de Kérioth ; l'arrestation d’Ieschou sur le mont des Oliviers ; sa comparution devant Pontius Pilatus, à qui il fait le récit de ses miracles et qui cherche à le sauver; sa mort sur la croix en présence de sa mère ; l’enquête de Pilatus sur cette mort; la mort et l’assomption de la vierge.

L'évangile des hébreuxr ou des nasaréens. — Il fut composé en hébreu ou en araméen avant la fin du 1° siècle.

Il ne différait que par des détails insignifiants de l'évangile selon Matthias (Matthieu). De l’aveu d’Hiéronymus (saint Jérôme) et de Richard Simon, ses leçons sont supérieures à celles de cet évangile. C’est ainsi que l’erreur commise par ce dernier sur le nom de Zekarya(Zacharie), dont il fait Le fils de Berekyahou, est corrigée par l’évangile des hébreux, qui en fait Le fils d'leyhoyada, conformément à l’indication du livre IT des Chroniques(XXIV).

Cet évangile avait cours dans les églises chrétien- ‘nes de la Palestina, de la Syria et de la Batanæa, composées des descendants des premiers hébreux convertis au christianisme, d’où son nom d’évangile des hébreux.

Ilen reste vingt fragments cités par Ignatios (saint Ignace)', Titus Flavius Clémens (Clément d'Alexandrie), Origenès * et Hiéronymus *.

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