‹ La folie de JésusChapitre 26 sur 171 · Xavier. Histoire du Christ écriteen persan · texte numérisé non relu

Xavier. Histoire du Christ écriteen persan

4, Acles des Saints (4 fêv.), 450.

Vers le vmi° siècle, on y joignit un récit de la des-

cente d'Ieschou aux enfers. Le tout forma l’évangile de Nicodémus, qui nous est parvenu en latin et en grec, la version grecque ayant été faite d'après un original latin remontant environ à la deuxième moitié du 1v° siècle. . Le livre de Theoma l’israélite, philosophe, sur les choses qu'a faites le seigneur encore enfant. 11 fut composé en Syria avant la seconde moitié du n° siècle par un homme peu cultivé. C’est l’exposé puéril des miracles qui auraient été accomplis par leschou enfant. Il se termine par l’épisode des doc : teurs de La loi, qui nous est racontée à peu près dans les mêmes termes que. dans l’évangile selon Lucanus. |

Le livre de Theoma l’israélite nous a été conservé en grec.

La lettre d'Ieschou tombée du ciel, dont Licinianus, evêque de Garthago, fait le premier mention au 1v° siècle. Les pèlerins grecs d’El-Kouds (Jérusalem) la lisent encore aujourd’hui avec dévotion.

L'histoire d'Iossef le charpentier, centon de contes dont les pus anciens datent du.u° siècle. Il fut composé en Egypte et nous est parvenu en arabe.

L'évangile de la nativité de la sainte Miryam, ouvrage puéril composé en Syria à la fin du v* siècle.

On y raconte l’origine et la naissance de Miryam, son éducation au temple, son mariage avec lossef à qui les sacrificateurs la confient sous la condition qu'il sera le gardien de sa virginité.

Il nous a été conservé en latin.

L'histoire de la nativité de Miryam et de l'en-

fance du sauveur ou évangile du Pseu do-Matthias. Il paraît être du vi° siècle et passait pour la traduction latine d’un ouvrage hébreu de l’apôtre Matthias (Matthieu).

Il contient les légendes déjà racontées dans le protévangile d'laäkob et le livre de Théoma l'israélite, mais avec de nouveaux développements, On y trouve celles d’Ileschou dans la crèche, de l’adoration du bœuf et de l’âne et de la fuite en Égypte.

Il nous a été conservé en latin.

Les lettres de la sainte vierge aux habitants de Messine et de Florence.

La réponse de la sainte Vierge à Ignatios (saint Ignace).

Ces lettres parurent en 1495 à la fin d’une histoire de la vie et de la mort de Thomas de Cantorbéry.

Le livre du passage de sainie Miryam, mentionné dans le décret de Gélasius. L'auteur se donne comme l’apôtre Iohanan. Son livre nous est parvenu en arabe.

. L'évangile de l'enfance.

Il fut écrit par un de ces nestoriens qui rejetaient la doctrine du purgatoire, la confession auriculaire et le célibat des prêtres. C’est, avec de nouveaux développements, une compilation décousue et extravagante des légendes rapportées dans le protévangile d’laäkob et des miracles contés par Théoma l'israélite. On y trouve la prédiction de la naissance d’leschou par Zarathustra (Zoroastre), la circoncision et l'adoretion des mages.

Il existe en arabe.

On fit de bonne heure un triage ‘entre ces divers écrits,

Tous, à l'exception de quatre, furent considérés comme des fables ou des biographies erronées usurpant leur nom d'auteur.

L'Église les condamna et ceux qui en possédaient des exemplaires furent obligés de les cacher (aroxpürteaw), d’où le nom d’ évangiles apocryphes qui leur fut donné.

Malgré cette condamnation, un certain nombre de ces apocryphes, composés en Asie et en Égy pte par des ignorants appartenant aux classes populaires, étaient, du v° au xvre siècle, plus répandus que les évangiles canoniques. Ils contenaient du reste des légendes empruntées à ceux-ci ainsi qu'à l’ancien Testament et à la tradition juive ou composées sur les données de la doctrine orthodoxe. L'Eglise finit par s’assimiler plusieurs d'entre elles. Elles donnèrent lieu au culte de la Vierge, à la fète de son assomption, inspirèrent des mystères, des poésies et des œuvres d'art. Certains de leurs personnages devinrent des saints et prirent place dans le calendrier catholique.

Quatre évangiles furent considérés comme ayant uve valeur historique. Ce furent les évangiles selon Markos, lohanan, Matthias et Lucanus.

S'il faut en croire Eirénatos (Irénée), Titus Flavius Clemens (Clément d’Alexandrie) et Quintus Tertullianus (Tertullien), ils émanent réellement

des disciples et des apôtres dont ils portent le nom.

Ils sont compris dans le plus ancien canon des livres reçus par l’Église romaine publié par Caïus entre 200 et 220.

Le concile de Laodicæa, tenu sous le pontificat de Sylvester [* (270-337),et celui de Carthago, tenu en 397, les reconnurent comme vrais et faisant autorité.

Cette décision fut confirmée par un décret ‘ du pape Gélasius [*“, rendu en 494, au cours d’un autre concile de soixante-dix évêques.

La plupart et les plus autorisés des exégètes laiques estiment que ces ecclésiastiques ont bien jugé et que les quatre évangiles canoniques sont des documents sérieux.

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