Évangile selon Iohanan, Il
ciple : « Voilà ta mère. » Et, à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui :. »
Quelle vérité profonde en cette scène tragique ! Chez l’homme épuisé, brisé, torturé dans son orgueil et dans sa chair, les sentiments de la première enfance reviennent à la surface du cœur, Le plus égoïste, le plus endurci, le plus dénaturé, sent, à l’heure suprême, sourdre de tout son être une tendresse infinie péur la femme éplorée qui veille à son chevet et ce cri du bébé : « Maman ! »
remonte invinciblement aux lèvres de l’homme qui va mourir.
Invinciblement, dans l’effarement de sa chute, le « Fils de Dieu », cloué à la croix, qui criait à la face du ciel : « Élohim, pourquoi m’as-tu abandonné ! » rabaissait son regard vers celle qui ne l’avait pasabandonné, elle, vers la pauvre vieille galiléenne qui sanglotait auprès de Miryam Khalipat et de Miryam de Magdala. Scène admirable, la plus belle des évangiles, dans sa vérité purement humaine !
Elle nous a été rapportée par un témoin oculaire, Johanan (Jean), le biographe le mieux informé des actes d'Ieschou pendant ses séjours à Hiérusalem. Ce témoignage est précis. On a voulu le révoquer en doute sous prétexte qu’'Iohanan est le seul à signaler la présence de Miryam auprès de la croix et que les autres évangélistes n’eussent point tu un fait de cette importance.
Or cette présence est parfaitement signalée par