‹ La folie de JésusChapitre 58 sur 171 · Peyrat. Histoire élémentaire et critique de Jésus · texte numérisé non relu

Peyrat. Histoire élémentaire et critique de Jésus

Cousin se dit avetréc.

Or les évangiles canoniques, les Actes des Apôtres Hégésippos, Eusébios, Flavius Iossef, tous les auteurs qui ont parlé des personnages en question n'e les appellent jamais les 4eAçé: éuorætproi ou les avedoi d'Ieschou maïs toùjours ses aèehoct.

Et aÿehçoc signifie /rère de père et de mère:iln'y a pas à sortir de là.

Il est certain que les frères d'leschou n’ajoutèrent point fôi, du moins au début, à sa mission divine, et qu'ils ne se firent aucune illusion sur la véritable nature de ses propos et de ses actes.

Et comment y eussent-ils ajouté foil Ce prétendu Meschiach ne déscendait pas de David—ils le savaient bien! —et de plus ilne provoquait aucun de ces phénomènes cosmiques, de ces « signes du ciel », de ces révolutions sociales que la légende attachait à la venue de l’Oint. Mais en revanche il errait à travers la campagne, il apostrophait scribes et pharischim, il ameutait la foule et commençait à attirer l'attention de la police hérodienne. Tout cela pouvait mal finir pour lui et rejaillir sur eux.

Aussi les voyons-nous quitter Nazareth, se mettre en route pour Capharnaum, où Ieschou résidait alors, et faire tout leur possible pour mettre la main sur lui, dans l'intention à coup sûr de le séquestrer et de le charger de chaînes, comme il était d'usage en ce temps-là à l'égard des fous dangereux.

« Informés de ses actes, dit l'évangéliste selon

Markos, ses proches ‘: se mirent en route pour le saisir *; car, ils le disaient, 1l est hors de sens *. »

« Survinrent sa mère et ses frères ‘, lesquels, se tenant dehors, le firent appeler 5. »

Sachant ce qui l’attendait, il refusa de les voir et de les entendre, de faire écarter la foule devant eux. [ls durent donc momentanément renoncer à s'occuper de luiet l’abandonner à sa folie.

M. René Maluski a très bien vu ce qui se passa dans l'esprit de ces braves gens :

« Les parents de Jésus sont devenus peu à peu incré dules. (La vérité est qu’ils le furent dès le début.) Cette incrédulité s’est bientôt transformée en défiance. Cette défiance à son tour est devenue, chez les proches, de la crainte pour leur sûreté personnelle et a bientôt motivé la dernière scène de Capernaum, d’où il appert sans aucun doute que les prochesde Jésus l’ont considéré comme un irresponsable dangereux, et ont cherché à se saisir de lui, par force, pour le mettre à l’écart et l'empêcher de les compromettre 5. »

Aussi, lorsqu'il rentra à Nazareth peu de temps après, put-il dire à ses auditeurs dans la synagogue : « Un prophète n’est méprisé que dans sa

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