‹ La folie de JésusChapitre 76 sur 171 · à toÿ xuplou }eyéuevos aëshpoc · texte numérisé non relu

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SCHIMEON BAR-KHALIPAÏ 137

ner qui serait jugé digne de la succession d’Iaäkob, et ils décidèrent à l’unanimité que Schimeën bar- Khalipaï, dont parle l’évangile, était capable d’occuper le siège de cette église ; il était, dit-on, cousin du sauveur ‘. Hegesippos raconte en effet que Khalipaï était le frère d’Iossef.

« Le même Hégésippos expose aussi les débuts des hérésies de son temps en ces termes :

« Après [aäkob le Juste, qui subit le martyre comme le seigneur pour la même doctrine, Schimeën bar- Khalipai fut établi second évêque de Hiérusalem. Tous le préférèrent parce qu'il était cousin germain du seigneur *. »

L'autorité religieuse devint, on le voit, héréditaire dans la famille d’Ieschou, comme plus tard dans la famille de Mohammed. C’est du reste un phénomène qui se retrouve dans la plupart des religions et des sectes.

Il est à remarquer qu'au moment où Iaä“kob mourut, presque tous les parents d’Ieschou, entre autres les petits-filsd’Iehouda, vivaient encore. Pourquoi ces derniers ne succédèrent-ils pas à leur oncle ? Cest peut-être qu’ils étaient dépourvus de sens mystique et incapables de diriger une communauté religieuse.

Quant à laäkob, il.est possible qu'il n’eut pas de fils ou qu’il en eut de peu dévots, sans quoi il les eût certainement élevés de manière à leur transmettre son pouvoir.

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