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2. dveplov roû xuptou Geutépov. — Eusébios. Histoire de l'Église, FIL, 11.
Schimeën n’était pas moins persuadé qu’Iaäkob de la messianité d’Ieschou.
Comme laäkob, la vénération dont on l’entourait lui-même, en tant que parent du Meschiach, dut contribuer puissamment à le convaincre.
Sa mort est une preuve de la fermeté de ses convictions.
À l’époque où nous sommes, la masse des isréélites ignorait encore jusqu’au nom d'leschou, dont Ja célébrité n'avait point dépassé les limites ‘de la Galilæa, et attendait toujours le Meschiach annoncé par les prophètes, l'Oint, le rejeton de David, l’être surbumain qui allait les délivrer du joug de Roma, reconstituer l’ancien royaume juif et leur rendre leur indépendance. |
Aussi les empereurs romains, inquiets de cette agitation continuelle, faisaient-ils rechercher avec soin les gens qui prétendaient descendre de David.
C’est en qualité de prétendant qu'Ieschou, dénoncé par le sanhédrin, composé de gens riches qui désiraient le statu quo et la paix dans la soumission à l'empire, fut crucifié par Pontius Pilatus, procurateur de Judæa sous l’empereur Tibérius.
C'est en qualité de prétendants que les petits-fils d’Iehouda furent arrêtés et comparurent devant l’empereur Donmutianus.
C’est en qualité de prétendant que Schimeën fut torturé et crucifié par le consulaire Atticus, fonctionnaire de l’empereur Trajanus.
Dénoncé à lui par de véritables descendants de David, irrités sans doute de ce qu’il s’attribuait indûment ce titre, 11 fut en effet soumis à la question
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pendant plusieurs jours et mis en croix comme son cousin germain leschou bar-lossef, | Voici le passage d'Eusébios:
__« Après Nero et Domitianus, sous le prince dont nous examinons actuellement l’époque (Trajanus), on raconte que, partiellement et dans certaines villes, le soulèvement des populations excita contre nous une persécution.
« C'est alors que Schimebn bar-Khalipaï, dont nous avons dit qu'il était le second évêque de Hiérusalem, couronna sa vie par le martyre, comme nous l’avons appris. Ce fait nous est garanti par le témoignage d'Hégésippos, auquel nous avons déjà emprunté maintes citations. Parlant de divers hérétiques, il ajoute qu’à cette époque Schimeün eut à subir une accusation venant d’eux ; on le tortura pendant plusieurs jours parce qu'il était chrétien ; il étonna absolument le juge et ceux qui Pentouraient ; enfin il souffrit le supplice qu'avait enduré le sauveur. Mais rien ne vaut comme de citer l’écrivain lui-même dont voici les termes : | ”« C’est évidemment quelques-uns de ces hérétiques qui accusèrent Schimeoün bar-Khalipaï d’être descendant de David et chrétien ; il subit ainsi le martyre à cent vingt ans, sous le règne de Trajanus et le consulat d’Atticus » (107).
‘ «Le même auteur dit encore qu’il arriva à ses accusateurs, dans la recherche qu'on fit des rejetons de la race royale des juifs, d’être mis à mort comme appartenant à cette famille.
« Schimeün, on peut l’inférer à bon droit, est lui aussi un des témoins qui ont vu et entendu le seigneur; on en a la preuve dans sa longévité et dans le souvenir consacré à Miryam, femme de Khalipal, qui fut sa mère comme nous l'avons dit plus haut. »
Et ailleurs :
« Sous le règne de ce prince, Schimeën fils de Khalipai, oncle du seigneur dont il a été question !, plus haut, dénoncé par des hérétiques, fut lui aussi jugé comme eux sous le consulaire Atticus, et pour le même motif. Ses tortures durèrent de longs jours et il affirma sa foi de façon à étonner tout le monde et le consulaire lui-même, qui était surpris de voir un tel courage chez un vieillard de cent vingt ans. Il fut condamné au crucifiement *. »
Après Schimeën et les petits-fils d'Iehouda, il n’est plus jamais question des parents d’Ieschou.
Une famille dont la dégénérescence est assez avancée pour qu'il en sorte trois chefs de secte religieuse paraît bien près de sa fin.
Si celle-ci ne se fût pas rapidement éteinte, on s’expliquerait mal le silence des historiens de l’Église. Sans aucun doute les petits-neveux d’Ieschou n’eussent pas été moins honorés que les petits-neveux de Mohammed. On n’eût point vu un homme étranger à la famille occuper, après Schimeën, le siège épiscopal de Hiérusalem. Ceux qui n’en eussent pas été
1. 6 ëx Oecou tou xuplou, 8 rooerpnuevos Ziuwv utos K)wrä. 2. Eusébios. Histoire de l'Église, III, 32.
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jugés dignes eussent du moins, comme les petits-fils d'Iehouda, laissé un souvenir.
IL est donc rationnel d'admettre que la postérité d’Iossef le charpentier ne dépassa pas La quatrième génération.