CHAPITRE IV
Biologie de la famille d’Ieschou
] L'HIÉROSYNCROTÈME JESCHOUITE
Résumons ce que nous savons de la famille d’leschou.
Son père lossef, charpentier du village de Nazareth dans la sauvage Galilæa, était un homme pieux, assidu aux pèlerinages de la paskh4. IlLaimait son fils Jeschou.
Sa mère Miryam était une femme pieuse, assidue aux pèlerinages de la paskh4. Elle aimait son fils leschou. Après avoir essayé de lui faire réintégrer le domicile paternel, elle se mit à le suivre, assista à son crucifiement-et, après sa mort, fit partie de la secte chrétienne.
Jossef et Miryam eurent au moins sept enfants, quatre garçons et au moins deux filles.
L'un, leschou, était atteint d’un délire systématisé de couleur mystique et fut stérile.
Au début de sa vie errante, plusieurs de ses frères cherchèrent à s'emparer de lui puis, tout en le raillant, essayèrent de l’éloigner de Nazareth et de l'envoyer en Judæa où il courait des dangers.
Deux au moins firent partie après sa mort de la secte chrétienne et eurent une femme avec eux.
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L'un de ces frères, laäkob, fut dès son enfance d’une extrême dévotion. Contagionné par son frère leschou, il se mit à partager ses conceptions délirantes et à tenir les mêmes propos. Îleut une hallucination visuelle. Jugé digne de gouverner lasecte chrétienne il parvint, tout en restant un strict observateur des prescriptions mosaïques, à suggestionner des membres influents d’autres sectes juives et eut l’habileté de dispenser de la circoncision les non-juifs désirant se convertir au christianisme. Enfin il proclama publiquement la messianité de son frère et le paya de sa vie. Il fut probablement stérile.
Un second fils d’lossef, lehouda, eut ‘plusieurs petits -fils. Ceux-ci, bien qu’étant de pauvres cultivateurs, se croyaient descendants de David, parents du Meschiach annoncé par le prophète, et partageaient les conceptions délirantes d’Ieschou sur le royaume du ciel et le jugement dernier.
Enfin Miryam avait une sœur dont le fils, Schimebn, fut jugé digne de succéder à son cousin germain laäkob sur le siège épiscopal de Hiérusalem, fut torturé puis mis en croix et, selon toute vraisemblance, n’eut pas d’enfants.
J’appelle hiérosynerotème (iepos— sacré ; suyypormuz — groupe) le groupe formé par les sujets qui se sont suggestionnés les uns les autres pour une même doctrine religieuse.
L'hiérosyncrotème est familial lorsque les sujets appartiennent à la même famille.
L’hiérosyncrotème de la famille d’Ieschou est le suivant :
*89049P ‘sutTou NB SIy-83139d xn9q ,
‘qJIOu R JUUIBpUOI *qAOuI R QUUIBPUOI ‘uo181j9a 9p anoepuo] ‘09998 9p J949 *SUIOUI NB S9]IZ XN9( *‘AISSOJ-UVE VAnOHSI] *AHSSOJ-UVO 42860] ‘JHSSOI-UVA NOHISAI ‘AHSOJ-UVH GOUVV]
‘JAOu R QUWBpUOO ‘01298 OP J2U9 ‘IVAlIVHY-UVE NOHMIHOS
*2704 ‘404 ‘LYAITVHY + AVAUIN VAN + Hs
" NOHOSHIG ATINVA VI 4Q HMYLOUONASONAIH
Essayons maintenant de compléter, à l'aide des sciences biologiques, l’histoire de la famille du nabi de Nazareth. |
Tout d’abord nous ne devons pas être surpris de trouver une famille de dévots, ayant à sa tête un charpentier de village, dans unerégion montagneuse, peu éloignée de la mer et riche en vins.
J’ai montré en effet que la religiosité était surtout prononcée :
1° Dans les campagnes ;
2° Dans Les pays de côtes qui, par leur situation même, ne sont pas des lieux de passage ;
3° Dans les pays de montagnes, où les communications sont rares et difficiles ;
&° Dans les pays où l’on consomme beaucoup de boissons alcooliques et en particulier dans les pays de bon vin.
Dans les pays de côtes et de montagnes, la religiosité résulte surtout de l’ignorance. Dans les pays alcooliques, elle résulte surtout de la dégénérescence mentale.
Aujourd'hui les alcooliques et leurs descendants, les dégénérés, sont plus nombreux que partout ailleurs dans les pays dépourvus de vignes et où l’on remplace le vin par l'eau-de-vie, tels que la Normandie et la Bretagne. Mais, dans l'antiquité, où l’industrie et le commerce de l'alcool n’existaient
pas, on ne rencontrait guère d’alcooliques et de dégénérés que dans les pays de vin et surtout dans les pays de bon vin.
D'autre part nous avons vu que le pieux charpentier Jossef, mort prématurément à ce qu'il semble, eut de la pieuse Miryam au moins sept enfants, parmi lesquels un théomégalomane et un chef de secte fanatique, et que la sœur de Miryam, Miryam Khalipaï, eut également pour fils un chef de secte.
Pour comprendre ce phénomène, il est nécessaire de connaître les lois de l’hérédité. Je vais exposer ce qu'on en sait à l’heure actuelle.
Les protoplasmas vivants ou bioprotéons sont des édifices chimiques complexes mais définis et cristallisant sous des formes définies qui sont celles des êtres vivants. |
Il y a autant de bioprotéons différents qu'il y a de formes différentes c’est-à-dire qu'il y à d'êtres. Car il n’est point deux individus qui s se ressemblent trait pour trait. |
Mais ces divers bioprotéons ont des .caractères communs, qui permettront sans doute un jour de les grouper en espèces chimiques correspondantes aux espèces morphologiques c’est-à-dire aux espèces végétales et animales. C’est en ce sens que Félix Le Dantec a pu dire qu’il y a une substance d'homme *.
« La composition chimique d’une masse vivante, dit-il encore, dirige son évolution morphologique. » * « Si l’on me demande, dit de son côté Armand