Gall. Fonctions du cerveau, LI
un s’apprivoisa et devint doux comme un chien, les autres gardèrent leur nature] farouche ».
. Aussi n'est-il pas rare de trouver des enfants sceptiques dans des familles religieuses ou des enfants religieux dans des familles sceptiques :.
Mais, à l’état normal, la dissemblance n’est point si prononcée qu'il n’y ait entre les frères et les sœurs un air, une mentalité de famille.
Cet air, cette mentalité de famille ne fait défaut que lorsque entrent en jeu des causes pathologiques.
« Sous le nom de types dissemblables, je ‘compreñds, dit Morel, desindividus d’une même famille ou issus de mêmes parents, qui sont non seulement dissemblables entre eux au point de vue de la physionomie ainsi que des qualités intellectuelles et affectives, mais qui, sous ce même rapport, n’offrent avec leurs ascendants directs ou indirects aucune
similitude, aucune ressemblance. On ne les suppo-
serait pas issus de mêmes parents, on ne les prendrait pas pour les fils de leur père. Comparés entre eux, c'est-à-dire étudiés et observés dans le sein de la famille, on ne les dirait pas frères et sœurs. Ils
n'ont ni la même physionomie, nile même tempéra-
ment, ni les mêmes habitudes, n1 le même caractère. Il existe là comme un élément de dissociation qui doit éloigner l'idée d’une transmission normale ou de bonne nature”. »