Guyau. Éducation et hérédilé, Alcan, 1902, p
2. Morel. De l'hérédité morbide progressive ou des types dissemblables ou disparates dans les familles. Arch génér. de Médecine, 1867, 6° série, t. IX, p. 595,
— — Hu.
Or «toutes les fois que des individus d’une même famille, issus de mêmes parents, au lieu de porter le cachet de leur commune origine, appartiennent à des types dissemblables, ils subissent à quelque degré l’influence d’une hérédité morbide ‘. »
À l’appui de ses dires, Morel cite plusieurs observations, entre autres celle-ci : « J’ai particulièrement connu à Paris un industriel d’une haute intelligence qui, après avoir acquis une fortune considérable, est devenu père de huit enfants. Les six premiers n’ont rien laissé à désirer sous le rapport de l'esprit et du cœur. Comment se fait-il que les deux derniers, un garçon et une fille, aïent offert les caractères les plus saillants de la dépravation du sens moral ? Le fils, faible d'intelligence, après avoir dsisipé sa fortune et avoir commis des actes inouis de dépravation morale, a dû être interdit. La fille, folle hystérique, a dû être enfermée. Ces deux êtres dégradés n'avaient aucune ressemblance intellectuelle, physique ou morale avec leurs congénères. Ils étaient nés, de l’aveu même du père, à l’époque même où celui-ci, grisé par une prospérité commerciale croissante, changea ses habitudes, et de sobre qu'il était devint intempérant, faisant des excès de tabac et ne se ménageant ni sur le champagne, ni sur l’absinthe dont il faisait, entre ses repas, un abus considérable *. »
On s’explique aisément cette dissemblance.
Le dégénéré est un être arrêté dans son développement, un régressif. Il représente donc, au milieu