‹ La folie devant les tribunauxChapitre 41 sur 62 · DE L'USAGE DE L'ADSINTHE · texte numérisé non relu

DE L'USAGE DE L'ADSINTHE

croissant à mesure que le jour tombe, et c'est au milieu de la nuit que les plus fantastiques images font leur apparition. »

Dans cette forme aiguë , la terminaison est rapide et toujours heureuse. Elle est en général précédée ou de sueurs extrêmement abondantes ou d'un sommeil profond.

Forme chronique. — L'appareil musculaire présente un état d'incertitude et d'indécision qui se reconnaît tout d'abord à des contractions fibrillaires , à des tremblements dans les avants-bras, la main et les membres inférieurs. Les malades éprouvent des sensations diverses, telles que des fourmillements, souvent même delà pesanteur et des engourdissements. Observateur sagace et réfléchi. M, le docteur Motet a signalé en outre le cachet spécial d'hébétude , les trémulations fibrillaires des lèvres, de la langue et des muscles de la face ; le regard terne et triste, la dyspepsie, l'amaigrissement , la coloration jaunâtre de la peau, la teinte violacée des muqueuses, la perte des cheveux , les rides et les caractères de la caducité.

Parallèlement aux troubles de la myotilité, la lésion cérébrale a marché : spmmeil agité, rêves pénibles, cauchemars, réveils brusques, illusions, éblouissements, vertiges, céphalalgie opiniâtre, hallucinations effrayantes, forme dépressive du délire, tendances hypocliondriaques, embarras très-marqué de la parole, engourdissement intellectuel , paralysie générale , accidents congeslifs , convulsions épileptiformes, et la mort termine tout.

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5'*G LA FOLIE Dh.YA>T LES TRIBUNAUX.

§ 5. ■ — De la nostalgie.

En même temps que la nature communique à l'homme le souffle de la vie, elle grave profondément clans son cœur un sentiment d'ineffaçable prédilection pour le pays qui le voit naître. Quel pieux souvenir que celui qui se rattache aux lieux témoins des jeux de notre enfance ! il faut qu'elles soient bien vivaces ces premières impressions reçues dans un âge tendre, pour que les plus belles contrées de l'univers ne puissent nous faire oublier le modeste hameau où nous ouvrîmes les yeux au jour. Arrachez l'homme voisin du pôle à ses montagnes de glace, et bientôt il languira. Transportez l'Africain sous notre zone tempérée, et il regrettera ses sables brûlants.

Si nous trouvons dans l'amour du pays natal une source de joies pures et douces, nous y puisons malheureusement aussi le germe d'une affection triste de l'âme, dont les caractères, en apparence fort légers, conduisent parfois à une tin prématurée : nous avons nommé la nostalgie, ou le mal du pays.

Dans la maladie qui nous occupe, le passé seul tient l'esprit en éveil. Les parents, les amis, les voisins, le val^ Ion, la rivière et l'église du village sont successivement l'objet d'une pensée, d'un regret et d'une larme. Nous subissons tous le sort commun, à des degrés différents, il est vrai ; mais il n'est personne qui soit affranchi de la mélancolique influence de ces sensations^

Tant de nos premiers ans l'habilude a de i'orcc!

Le mal du pays s'observe partout , sous les climats les plus disparates comme dans les saisons les plus dissemblables ; il ne respecte ni le sexe ni l'âge. Le riche ou le pauvre, le sauvage ou l'homme civilisé, l'àme la mieux trompée ou la plus pusillanime deviennent sans pitié ses victimes.

Etablissons tout d'abord que la nostalgie ne reconnaît pas une cause unique, et que si dans la très-grande majorité des cas elle est provoquée par l'éloignement du sol natal, il ne s'ensuit pas qu'elle n'ait d'autres mobiles. Voyez plutôt ce tendre enfant qu'une nourrice mercenaire vient de rendre à sa famille ; comme il se désole lorsqu'il voit s'éloigner, pour toujours peut-être, la femme qui lui a tenu lieu de mère, et comme il l'appelle par ses cris. Ses parents le comblent de caresses, mais il reste insensible et morne. Cet enfant-là est nostalgique.

L'homme qui, pendant de longues années, s'est exposé aux incessants périls de la navigation, n'ayant que le ciel pour abri, et devant lui que la perspective d'un horizon sans limites, que vient-il à regretter lorsque les progrès de l'âge l'obligent à jeter l'ancre pour la dernière fois? Oh! ce n'est pas le toit paternel, mais bien son bâtiment et la mer.

Ce soldat qui a vécu de la vie des camps, ce médecin dont les jours se sont écoulés à calmer la souffrance, cet artiste qui n a jamais connu que palettes ou ciseaux, cet actif industriel, ce simple ouvrier enfin, que deviennentils quand le temps et les infirmités les condamnent au repos? Nostalgiques. Le changement d'habitudes, l'inaction, les loisirs de la retraite et l'ennui, sont de mauvais

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compagnons en général, et leur pernicieuse influence se fait bientôt sentir sur toutes les fonctions de l'économie. Une réaction sympathique du cerveau sur un viscère important arrive, et voici que le Parque a tranché le fil d'une existence devenue morose et pénible depuis qu'elle a goûté le bonheur.

A quel âge la nostalgie est-elle le plus à craindre? Dans l'âge des illusions, lorsque l'adolescent jette un pont d'or sur l'avenir, et que, sans scruter les profondeurs de l'abîme, il se dirige d'un pas sûr et la joie dans le cœur vers un monde inconnu où il est avide de paraître. Ici, c'est un jeune homme plein de candeur, élevé au sein d'une famille qu'il chérit, qui brusquement s'arrache aux baisers de sa mère en pleurs, pour venir étudier à Paris. Là, c'est un adolescent qu'un roulement de tambour appelle au service du pays, à la défense du drapeau national : il dit un adieu, quelquefois éternel, à ses vieux parents, à ses amis, à son amante, et le. voici qui change de climat, de mœurs, de travaux, de genre de vie. Le vide qu'il éprouve, labsence des impressions agréables qui réjouissaient sa jeune âme, sont loin de le soustraire aux tristes pensées, aux amers regrets d'avoir quitté sa première existence. Aussi, l'administration militaire, sur l'avis des hommes spéciaux, est-elle souvent obligée d'accorder des congés à la recrue nostalgique qui, sans cette paternelle mesure, aurait péniblement languis semblable au végétal qui s'étiole quand on le transplante dans une terre étrangère.

La femme, malgré son exquise sensibilité, est moins exposée au mal du pays; les circonstances étiologiques

sont plus rares chez elle. Élevée sous les yeux vigilants de ses parents, la jeune fille ne quitte en général sa famille que pour en fonder une nouvelle, et son cœur est bientôt rempli des nouveaux objets de sa tendresse.

La pénalité en vigueur chez les peuples anciens ou modernes a toujours regardé l'exil comme le plus terrible châtiment à infliger au coupable. Les Grecs firent souvent abus de l'ostracisme, et les compagnons d'infortune ne manquèrent point à Aristide et à Miltiade. Les Romains de leur côté, ne ménagèrent point les rigueurs du bannissement à des hommes du plus haut mérite. Qui ne connaît les stances nostalgiques du poëte le plus aimable que Rome ait jamais possédé, de celui qui connut et chanta si bien l'amour, d'Ovide enfin, qui s'écria un jour dans l'amertume de ses regrets :

G qiiater, o quoties non est numerare bealum ! Non interdicta cui licet urbe frui.

Rien ne développe peut-être le mal du pays à un plus haut point que la détention. Un jour que nous visitions avec le plus grand soin l'immense établissement pénitentiaire de Clairvaux, nous nous souvenons d'avoir çà et là rencontré de jeunes prisonniers qui nous avouèrent en pleurant que le sévère régime de la maison n'entrait point pour eux en ligne de compte, mais que leur plus poignante torture était de vivre éloignés du clocher de leur village. Nos annales militaires contemporaines ne renfermentelles pas en elTet la relation si curieuse du sauvetage du ponton la Castilie, en 1810, de la part de cette grande et héroïque armée d'Espagne, qui, vaincue par les armes

doux ans auparavant, après la capitulation de Baylen, fui engloutie toute \ivanle dans d'étroites prisons, dans des pontons infects? La nostalgie fit périr plus de Fi-ançais que la fièvre jaune. Aussi, pour éviter le supplice moral d'une telle fin, une poignée d'hommes énergiques s'arma-t-elle contre les gardes de la geôle. Un horrible massacre s'ensuivit, mais quelques-uns revirent le sol natal.

C'est encore la nostalgie qui un peu plus tard, et sous le gouvernement de la Uestauration, vint décimer les rangs de cette armée d'officiers déniissionnaires, connue sous le nom d'expédition du Champ d'asile^ et que commandait le brave général Lallemand.

Tout ce qui rappelle d'heureux souvenirs suffit pour ejifanter le mal du pays. Que l'on se souvienne plutôt de cet air de cornemuse joué par les bouviers dans les montagnes helvétiques et de l'effet magique que produisirent les rustiques accents du Ficinz des vaches sur les soldats suisses. Il fallut défendre sous peine de mort de chanter, de siffler ou déjouer cet air sur aucun instrument, car il rappelait des sentiments trop tendres et déterminait une douleur très-vive, apaisée seulement j)ar la désertion ou la mort volontaire.

.... Voyez riiabitaiit des rochers lielvétiques : A-l-il quiité ces lieux tourmentés par les vcHts, Hérissés de frimas, sillonnés do torrents? Dans les plus doux cliuiats, dans leurs molles délices, 11 regrette ses lacs, ses rocs, ses précipices.

Delille.

On sait que dans les pays où l'homme est devenu esclave, où sa couleur lui ravit sa liberté, la nostalgie est une chose très-commune. Dans les colonies, lorsque les nègres.

à leur arrivée, tombaient sous la domination de maîtres barbares, « avertis par leurs compagnons que le sort le plus affreux les attendait sous ce nouveau ciel, ils se hâtaient, en se donnant la mort, de prévenir tous les maux dont on leur avait fait le tableau le plus horrible : persuadés qu'ils renaissaient ensuite dans leur patrie, on les trouvait pendus aux arbres de l'habitation. Instruits dès l'enfance dans l'art des poisons qui naissaient pour ainsi dire sous leurs mains, ils les emploient à faire périr les bœufs, les chevaux, les mulets, compagnons de leur esclavage, et tous les êtres qui servent à l'exploitation des terres de leurs oppresseurs. Pour écarter loin d'eux tous les soupçons, ils essayent leurs cruautés sur leurs femmes, leurs enfants, leurs maîtresses, sur tout ce qu'ils ont de plus cher; ils goûtent, dans ce projet affreux de désespoir, le double plaisir de délivrer leur espèce d'un joug plus horrible que la mort, et de laisser leur tyran dans un état de misère qui le rapproche de leur état'. »

Le tempérament bilieux est celui qui dispose le plus à la nostalgie, et aucune saison ne favorise davantage son développement que l'automne : la chute des feuilles, la nudité de la terre, le peu de temps que le soleil éclaire l'horison, les pluies continuelles, les promptes vicissitudes atmosphériques et les froids humides fixent en effet notre esprit sur un ordre d'idées souvent mélancoliques. L'heure de la journée qui offre le plus de prise au retour de la pensée vers des objets aimés est celle du coucher du soleil.

* Histoire philosophique des deux Indes.

D'après des renseignements positifs qui nous ont été transmis par le savant professeur Champouillon, du Valde-Gràcc, la nostalgie, dans l'armée, est devenue trèsrare; ce qui s'explique par les améliorations successivement introduites dans les principales conditions de la vie du soldat. Cette maladie n'éclate et ne se propage dans des proportions sensibles que parmi les troupes employées aux expéditions lointaines, (Syrie, Chine, Cochinchine, Mexique) ou bien séquestrées dans des postes isolés. En pareille circonstance, les hommes envahis par l'ennui ne songent point à déserter; ils se suicident.

Dans les villes de garnison, en temps de paix, la nostalgie ne sévit guère que sur les novices du métier; ceux-là, ou désertent, ou se laissent mourir de faim, si l'on n'intervient à temps pour les renvoyer dans leur famille, munis d'un congé do convalescence. La plupart de cesjeunes soldats montrent une douceur et une résignation navrantes; quelques-uns sont d'une taciturnité aussi opiniâtre que celle des lypémaniaques.

La nostalgie motive toujours un congé de convalescence; si l'affection se montre rebelle et tend à la récidive, la réforme est prononcée.

« Je ne connais, dit M. Champouillon, aucun exemple d'acte répréhensible imputable à la nostalgie (la désertion exceptée) : la réalité de l'affection étant démontrée, les conseils de guerre se comporteraient, dans ce cas, comme s'il s'agissait de l'une des variétés de l'aliénation mentale. »

A l'imitation de M. le docteur Musset (de Nantes), qui a écrit sur le mal du pays quelques lignes élégantes et

bien senties, nous croyons qu'il faut admettre trois pliases distinctes dans la nostalgie. Au premier degré de son affection morale, le malade est triste, inquiet, insouciant, taciturne et sombre ; il éprouve des faiblesses et des lassitudes spontanées, répète à chaque instant le nom de ses proches, regarde la terre natale comme un lieu enchanté, et s'abandonne à des rêveries apathiques. Cette période de la nostalgie est la plus fréquente, et elle a inspiré d'éloquentes phrases à un célèbre voyageur, qui, parvenu au sommet du Vésuve, écrivit cb qui suit sur ses tablettes : « Quelle providence m'a conduit ici? Par quel « hasard les tempêtesde l'Océan américain m'ont-elles jeté « aux champs de Lavinie? Né sur les rochers de l'Armori- « que, le premier bruit qui a frappé mon oreille en venant « au monde est celui de la mer : et sur combien de riva- « ges n'ai-je pas vu depuis se briser les mêmes ilôts que « que je retrouve ici? Qui m'eût dit, il y a quelques an- « nées, que j'entendrais gémir, au tombeau deScipionet « de Virgile, les vagues qui se déroulaient à mes pieds sur « les côtes de l'Angleterre et sur les grèves du Canada? « Mon nom est dans la cabane du sauvage de la Floride ; « le voilà sur le livre de l'ermite du Vésuve : quand dé- « poserai-je à la porte de mes pères le bâton et le man- « teau de voyageur !

0 patria, o divum domus llium !

« Que j'envie le sort de ceux qui n'ont jamais quitté « leur patrie, et qui n'ont d'aventures à conter à perce sonne ! »

Arrivé au deuxième degré, le malade a les yeux égarés,

Soi LA FOLIE DEVANT LES TRIBUNAUX.

rouges et gonflés ; il soupire et pleure involontairement. Son teint devient livide, l'appétit se perd, les digestions sont pénibles, les excrétions et les sécrétions se troublent, la transpiration diminue, la céphalalgie apparaît, et avec elle un sommeil tourmenté par des rêves retraçant toujours le charme inexprimable de la vie sous le toit paternel ; la respiration est courte, la jieau sèche, le pouls faible et lent. Des accidents fébriles se montrent vers le soir, les forces physiques disparaissent, l'amaigrissement est très-rapide et les facultés intellectuelles s'éteignent.

Enfin, dans le troisième degré, tous les symptômes s'aggravent : insomnie, stupeur, délire, prostration, diarrhée colliquative, fièvre ardente, dépérissement effrayant. Le pauvre nostalgique rend bienlôl son âme à Dieu, mais le dernier battement de son cœur a été un soupir pour l'objet de ses amours ;

... et dulces inoriens reminiscitur Arjros.

L'anatomie pathologique est assez difficile à indiquer; plusieurs auteurs ont préfendu n'avoir jamais trouvé do lésions cadavériques, tandis que Percy et Broussais affirment avoir rencontré des traces non douteuses de phlegmasie dans la poitrine et le canal digestif, ainsi que des épanchements séreux dans les ventricules du cerveau. M. Boisseau a plus spécialement porté son attention sur l'état des méninges, et il a déclaré qu'elles étaient opaques, rouges et épaisses sur la portion de leur étendue qui recouvre la partie antérieure des hémisphères cérébraux. Nous n'avons ouvert qu'un seul nostalgique, et,

soit défaut d'atlention, soit qu'il n'y eût réellement rien de particulier, nous déclarons n'avoir pas trouvé dans l'autopsie la moindre altération appartenant à la pathologie.

Le diagnostic présente de sérieuses difficultés au premier degré, car le mal du pays ne se différencie alors de riiypochondrie et de la mélancolie que par des nuances perceptibles seulement à un coup d'œil exercé, Au second et au troisième degré, personne n'y est trompé.

Le pronostic est trés-variable et dépend beaucoup des causes qui ont déterminé cette maladie, parfois si meurtrière, lorsqu'elle règne épidémiquement dans les camps, les hôpitaux ou les prisons, par exemple.

Pour captiver la confiance de son malade, et pour espérer d'alléger ses souffrances, sinon de les guérir, il faut que le médecin possède l'art de lire dans le cœur du nostalgique. Cette brèche une fois ouverte, que de consolations vont pénétrer jusqu'à cette âme brisée par la douleur. L'homme qui souffre ne veut pas être heurté : il se révolte contre la raison, si elle se présente à lui avec un front haut, sévère et grondeur. Nous faisons assez pressentir par là que la science ne dirige pas tout son arsenal thérapeutique contre lemal du pays, mais qu'elle s'adresse à la bienveillance, à la bonté, à la fertile imagination, et à l'inépuisable dévouement de ses mandataires, pour relever le moral de l'affligé et faire rentrer dans son cœur une douce quiétude, avec l'espoir d'un prochain retour dans des foyers si regrettés.

Dans le traitement des affections de l'intelligence, les prêtres de l'ancienne l'Egypte ajoutaient aux moyens

naturels fournis par l'hygiène tout ce qui est susceptible de produire d'agréables sensations : les jeux, les exercices, les danses, les chants, les sons les plus mélodieux, l'exposition d'images séduisantes. Ils avaient raison, aussi devons-nous faire comme eux.

Sur la fin du siècle dernier, le baron Desgenettes n'at-il pas su utiliser en Egypte les charmes de la musique pour distraire l'armée des Pyramides ? Cette influence est si souveraine que les capitaines qui faisaient la traite n'avaient pas de plus sûr moyen pour dissiper la tristesse des noirs et empêcher leur révolte à bord, que de leur faire entendre de la musique.

Si les raisonnements, les consolations, les jeux, la gymnastique, le travail corporel et les ressources de l'hygiène ne triomphent pas des souffrances du nostalgique, le moyen infaillible de lui conserver la vie est de le rendre à son village, à sa mère, à sa maîtresse. Si la chose est impossible et que le mal fasse de rapides progrès, essayez les toniques et l'hydrolhérapie, parlez sans cesse au malade des objets qu'il affectionne le plus, et vous sèmerez ainsi quelques fleurs sur les bords de sa tombe.

g 4. — De l'usage de l'opiim.

L'opium est un excitant du système nerveux central, mais il n'a pas d'action particulière sur les organes génitaux, et il ne communique pas forcément à l'esprit une tendance lascive, une allure voluptueuse, une direction lubrique. Le stimulant exalte la sensibilité, l'imagination.

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